L’Australie en Van « Wicked » – Part III

la Côte Est 

De Sydney à Cairns

  Le 28 juillet nous atteignons enfin le centre des Blue Mountains : Katoomba ! Le temps est couvert et le paysage de montagnes et de vallées supposé magnifique d’après le guide, reste caché dans la brume jusqu’au lendemain matin. Depuis Echo Point la vue est effectivement superbe, et le rocher des « 3 sisters » au premier plan domine la vallée et fait face aux montagnes qui empêchèrent longtemps l’avancée vers l’ouest des colons débarqués à Sydney. Nous y débarquons quant à nous le jour même et après un passage éclair devant l’opéra et sur le Harbour Bridge qui dure moins d’une heure, nous entamons la remontée de la côte Est de l’Australie. Nous passons 2 jours à Byron Bay où la plage et les barbecues installés sur celle-ci attirent nombre de campervans. L’arrêt suivant est peut être l’un des plus mémorable, celui de Airlie Beach et des îles des Whitsundays. Nous réservons notre sortie dans les îles dans un hôtel qui nous offre en prime une douche, 2 heures chacun d’internet et le parking pour la nuit en mer puisque ce sont 2 jours et une nuit à bord d’un voilier que nous nous offrons. Nous embarquons le lendemain matin à 8h et faisons connaissance avec l’équipage et la vingtaine d’autres marins d’eau douce. La grand voile est hissée et nous mettons le cap sur notre premier site de snorkeling, à Hayman reef. Le capitaine décrit le site comme un aquarium en pleine mer et après quelques secondes immergés Hélène tape dans l’eau et crie dans son tuba pour que Franck la rejoigne au plus vite, qui se dit alors que soit elle a vu un beau poisson, soit elle est entrain d’offrir ses orteils en quatre heure à un requin ayant du goût… Et alors que Franck s’approche, le spectacle est surprenant : 3 énormes poissons perroquets arc-en-ciel croquent les coraux colorés à quelques centimètres de nos yeux. Plus loin un poisson flûte passe au dessus d’un mérou bien en chair, et encore un peu plus loin nous croyons observer quelque chose de rare, un banc de poissons énormes qui semblent flotter et qui se distinguent par des battements de palmes éfreinés… ah mais non ce sont d’autres snorkeler, ouf ! On remonte à bord de notre fin monocoque et le cap est mis sur l’île coralienne de Langford Island, où pendant que d’autres battent des palmes dans l’eau nous nous promenons sur le sable. L’après midi est bien entamée et nous avons encore une bonne heure de route avant de pouvoir jeter l’ancre près de la plage de Whitheaven. La soirée à bord du bateau nous permet de faire connaissance avec quelques personnes sympas autour d’un chicken surprise et de quelques verres de vin blanc. Le lendemain matin nous avalons vite nos tartines et débarquons sur Whitsunday Island. Et nous nous dirigeons immédiatement vers le point de vue que nous attendions tant. Wah ! Comme sur les cartes postales mais en vrai ! Le sable est d’une blancheur rare et toutes les nuances de bleu sont rassemblées dans cet endroit presque trop beau pour être vrai. En face la longue plage de Whithaven s’étend à perte de vue et nous ne tardons pas à enlever les t-shirts pour plonger dans l’eau limpide. Quelques heures plus tard nous remontons à bord du voilier et il nous faut naviguer 4 heures avant d’atteindre le port signifiant la fin de cet épisode marquant. Nous continuons la remontée vers Cairns et bifurquons un peu dans les terres pour aller jeter un coup d’œil du côté des lacs et cascades qui parsèment la forêt près de Milaa Milaa. Nous ne faisons que passer dans Cairns puisque nous filons directement au nord dans le parc naturel de Daintree. Après avoir passé le bac nous entrons dans la forêt primaire la plus ancienne au monde. Et dès le lendemain matin nous chaussons nos chaussures de marche pour parcourir 7 kilomètres au travers d’une forêt tropicale dense, envahissante, ne laissant filtrer que peu de rayons de soleil au travers de la canope. Du haut des 750 mètres de dénivelé que nous venons de grimper la vue sur la forêt bordant l’océan n’est pas décevante.  Le lendemain nous faisons une autre marche dans un autre coin de la forêt et nous assistons à quelque chose d’unique : nous apercevons un cassowary, alors qu’il n’en reste qu’à peine 800 sur terre et qu’il est très rare de les voir à l’état sauvage, et celui que nous rencontrons se ballade avec ses 2 petits ! D’ailleurs ces 2 sont vraiment curieux et s’approchent à moins d’un mètre de l’objectif qu’Hélène tente de maintenir stable, alors que le papa cassowary montre quelques signes de stress… nous reculons et garderons aux moins 10 mètres de distance entre eux et nous, sachant que les cassowary peuvent être agressifs, certains l’ayant classé comme l’oiseau le plus dangereux au monde. Il ne nous reste plus qu’une chose à faire avant de quitter l’Australie : plonger sur la grande barrière de corail. Nous choisissons un départ de Port Douglas, au nord de Cairns, qui nous emmène sur le reef Agincourt, du côté extérieur de la barrière, où la visibilité est meilleure. Départ 9h du mat et nous enchaînerons 3 plongées sur 3 sites différents quoique très proches les uns des autres. Nous plongeons entre 12 et 20 mètres là où la plupart de la vie sous marine se concentre. Nous croisons quelques gros mérous, poissons clown, quelques beaux coraux mais nous sommes globalement un peu déçus : nous nous attendions à une explosion de couleurs alors que nous passons beaucoup de temps au dessus de bancs de sable, nous pensions voir de la vie partout mais malheureusement les poissons semblent être partis en congés, heureusement nous assistons à une scène assez charmante, celle d’un gros trigger fish qui fait sa maison en amassant des bouts de corail, nous restons en suspension à quelques mètres pour regarder ce spectacle. 

Et voilà la fin de notre séjour sur les terres australiennes. Il ne nous reste plus qu’à nettoyer notre van de fond en comble avant de le rendre, celui là même qui nous a fait parcourir plus de 10,000 kilomètres sans jamais brouter, qui nous a permit de découvrir tant de beaux paysages, tant d’animaux sauvages, tant d’isolés villages (pour continuer la rime !), dans lequel nous avons passé 45 nuits dont certaines bien fraîches dans le désert et dans le sud entre Adelaïde et Melbourne, dans lequel on a mangé tous nos repas, alternant entre pates en sauce, riz en sauce et poilées forestière à base de pommes de terre, et dans lequel on a passé des super moments en écoutant notre unique CD en boucle (il avait été laissé par le locataire précédent). Le 18 août nous décollons de Sydney pour rejoindre Christchurch sur l’île sud de la Nouvelle-Zélande.

East Coast
Album : East Coast

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Publié dans : AUSTRALIE | le 31 août, 2010 |7 Commentaires »

L’Australie en Van « Wicked » – Part II

La Great Ocean Road 

D’Adélaide à Melbourne  

Enfin la ville ! Ou déjà ? Ca fait quand même du bien de retrouver la civilisation, et on reprend vite l’habitude des échangeurs, des buildings, du béton… Heureusement, Adélaïde se trouve près de l’océan Austral et la première soirée nous mettons le cap sur une plage. Malheureusement il ne nous est pas permis de nous y garer sous peine d’amende… Nous partons donc faire un tour et finissons par nous garer sur un parking désert : celui du terrain de Base Ball… Peinards, même si la vue donne sur un terrain grillagé au lieu des flots bleus, et où nous ne nous faisons pas bercer par les vagues de l’océan, mais bien réveiller par les avions qui décollent et atterrissent à intervalles très… trop réguliers. Et oui, on est peinards, y’a personne, mais on est à 150 mètres de la piste d’atterrissage ! Trop fatigués pour penser à un plan B, nous finissons par nous endormir. Nous décidons de nous sauver rapidement, la ville c’est trop de contraintes quand on est en van… Nous prenons donc la direction du sud. Nous faisons un petit détour par chez Clorine, une amie d’amie des parents d’Hélène. Nous y arrivons à l’improviste. Un peu apeurée par nos dégaines de baroudeurs sortant à peine du désert et n’ayant pas pris de douche depuis… quelques jours, elle nous laisse tout de même entrer, et nous invite à boire le thé. Finalement, elle se rend vite compte que sous la crasse se trouvent deux êtres humains sympathiques. Elle nous invite alors à diner et à dormir chez eux. Mais d’abord, une bonne douche ! Ahhhhh Yes !!! Le repas est fort bon, ca nous change des pates et du riz ! Et finalement nous partons après manger pour ne pas déranger plus nos gentils hôtes…Tant pis pour le bon lit et un vrai toit sur nos têtes ! Il est déjà tard, mais nous arrivons tout de même à atteindre la cote sauvage de la péninsule de Fleurieu et y dormons paisiblement. 

Le lendemain, nous longeons la côte sud, traversant des paysages superbes. Nous nous arrêtons très vite à Victor Harbour, une  station baleinière (et balnéaire !). Là on nous conseille une plage d’où nous pourrons peut être apercevoir des baleines, à Port Elliot, quelques kilomètres plus loin. Mais d’abord nous traversons un pont, sur lequel chaque 15 minutes, un cheval traine une locomotive chargée de visiteurs plus feignants que nous (ou moins courageux ?) pour atteindre la petite île de Granit Island qui abrite une colonie de tout petits pingouins…Tellement petits que nous n’en apercevrons pas ! Nous dormons à Port Elliot. Après une petite marche le long de la côte où nous copinerons avec une gentille otarie qui fait des galipettes dans l’eau sous nos yeux ébahis, nous reprenons la route sans avoir pu voir de baleine… Nous traversons Goolwa et des vignobles et nous arrêtons au domaine de Currency Creek où nous achetons une bouteille de vin après avoir gouté au maximum de cépages avant de se décider ! J Nous traversons alors Milang et longeons finalement le Coorong National Park, bordant l’Océan Austral. Le long de la côte, nous avons la chance d’apercevoir des pélicans par dizaines. Franck se régale et les mitraille avant de vider complètement la batterie de l’appareil photo. Mission du lendemain : trouver une prise et recharger les batteries de tous nos appareils photo, ordi et iphone… Mission échouée !… Pas d’appareil pendant les 2-3 jours suivants. (Nous nous résoudrons à nous brancher aux toilettes d’un supermarché pendant quelques dizaines de minutes… Mais la priorité sera donnée à la batterie de l’appareil photo, tant pis pour l’ordi et donc les articles, le blog et les nouvelles à nos familles qui devront attendre un peu !) 

Après un passage éclair au Mont Gambier, nous nous dirigeons vers le Parc National des Grampians. Nous dormons près du Picaninny ( pas circus !), où une petite marche sous la pluie nous attend. Le lendemain, c’est le Mont Abrupt que nous gravissons ! Comme son nom l’indique, la marche est assez difficile mais nous avons une vue splendide sur la région. De plus, la haut nous voyons un … Yéti ! Non j’déconne ! Nous voyons un kangourou brun, pas du tout sauvage, malgré la faible fréquentation du site. Nous l’approchons à moins d’un mètre. Il continue à manger des baies, imperturbable. Malheureusement, à ce moment, l’appareil n’est pas encore opérationnel, donc pas de preuve du Yéti, ni du kangoubrun ! L 

Après ce petit détour par les terres, nous retrouvons la côte pour parcourir la fameuse « Great Ocean Road ». Elle part de Warnambool et s’étend sur presque 200 km, jusqu’à Torquay, peu avant Melbourne. La route est magnifique, elle se faufile entre l’océan et la forêt dense, avec des points de vue presqu’irréels sur une côte déchiquetée par l’érosion du vent et des vagues. La première moitié est vraiment sublime. Nous nous arrêtons plusieurs fois par jour pour admirer différents sites tous plus beaux les uns que les autres : « Childen Cove », « London Bridge », « Loch Ard Gorge » du nom du navire célèbre qui y fit naufrage, la « baie des martyres » et bien sûr les célèbres « 12 Apôtres », qui ne sont plus si nombreux, les plus fins rocs s’écroulant régulièrement, tout comme « London Bridge » dont il ne reste plus qu’une arche. Le temps n’est pas au beau fixe, nous dormons près des 12 apôtres pour pouvoir y retourner le lendemain matin. Le midi, encore, nous y retournons après avoir visité le site des « Gibson Steps », centaine de marches sculptées à même la falaise par Gibson, et menant à la plage. 

Nous faisons un petit crochet vers la ville de Cape Otway (nom qui nous fait bien rire, un rien nous amuse !!) et empruntons une route remplie d’eucalyptus et donc de koalas, par dizaines. Là encore, on se régale, le nez en l’air. Enfin nos premiers koalas, et nous avons l’œil. Nous créons même un attroupement nous étant arrêtés au bord de la route et faisant des émules. Nous en réveillons un, qui s’étire et nous regarde l’air ébahi de s’être fait réveiller par 2 voyageurs avides de photos. Faut dire qu’il était vraiment proche de nous alors il était le protagoniste idéal pour LA photo du blog… 

Il nous faut avancer un peu car les jours passent, nous fonçons donc sur Melbourne et évidons tout le Victoria Oriental. Nous nous garons dans le Albert Park près de l’Aquacenter de la ville. Le lendemain, nous visitons le centre, priant pour ne pas avoir une prune… Le tour de la ville est chouette : Jardins Botaniques, quartier du Parlement, et les quais de la Yarra River, ou pubs et endroits branchés se succèdent. Au retour sur notre lieu de villégiature, nous nous invitons incognito dans l’aquacenter, ayant repéré les lieux la veille. Au programme, méga douche…Ca faisait un bail… et branchement de l’ordi. Voilà deux bonnes choses de faites, et finalement le 25 juillet nous décidons de mettre les voiles direction Sydney et le début de la remonté de la côte Est car le temps presse…

Great Ocean Road
Album : Great Ocean Road

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Publié dans : AUSTRALIE | le 27 août, 2010 |5 Commentaires »

L’Australie en Van « Wicked » – Part I

La traversée du Désert
D’Alice Springs à Adelaïde

Nous arrivons à Alice Springs le 1er juillet, et tout commence très très bien puisque nous nous faisons payer le taxi de l’aéroport à l’hôtel par la femme d’affaire avec qui nous partagions la voiture, sympa, merci encore ! Mais les bonnes choses ne durent jamais et non seulement le YHA de la ville est complet mais tous les hôtels, auberges, pubs, campings sont complets en raison de la foire annuelle d’Alice Springs qui attire beaucoup de monde. Nous faisons 3 fois le tour de la ville à la recherche d’un lit mais absolument tous affichent complet. La pluie commence à tomber sur nos têtes et nos sacs à dos qui se font lourds. Ayant tout essayé nous nous rendons au poste de police pour leur expliquer notre situation en espérant qu’ils puissent nous aider. Nous envisageons même de boire un peu trop pour pouvoir dormir en cellule, un toit sur nos têtes ! ;) L’agent de garde très sympa téléphone à tous les hôtels de la ville, que nous avions déjà visité, et évidement toujours rien… Même l’armée du salut ne fera pas l’affaire, ils n’accueillent que des hommes… (les femmes peuvent crever dehors, quoi !!!) Son dernier coup de fil, à l’hôtel le plus cher de la ville, est une demi-victoire puisque la gérante nous explique au bout du fil qu’ils viennent d’avoir une annulation et qu’ils peuvent donc nous offrir un lit pour la modique somme de… 190 dollars australiens ! Soit quasiment 150 euros ! Nous répondons que nous réfléchirons à cette offre et raccrochons. Nous remercions l’agent et nous rendons à cet hôtel, en priant pour un miracle, comme si les prix pouvaient baisser d’une minute à l’autre, et obtenons finalement une bonne ristourne : Pour 140 dollars nous prendrons notre premier bain de l’année dans la baignoire d’angle jakusi de notre « en suite bathroom ».
Notre mission maintenant est de trouver un van que l’on pourra rendre à la fin de notre séjour en Australie. Après avoir comparé quelques prix nous remettons le gros chèque à la société Wicked. Nous avions croisé pas mal de ces vans sur la route : ces vieux carrosses barbouillés de peintures attirant l’attention devaient avoir quelque chose d’intéressant… et c’était le prix ! Nous devrons donc faire Alice Springs / Cairns en 43 jours dans notre maison mobile sans renverser de kangourous si possible puisque c’est le seul cas dans lequel nous ne serions pas assurés !
Nous partons donc nous enfoncer plus au centre encore de l’Australie, et parcourons d’une traite les 500 kilomètres qui nous séparent de Kings Canyon. Nous dormons près du départ de la marche qui nous attend le lendemain. Très rapidement, en montant la pente raide qui mène en haut du canyon la vue sur celui-ci est à couper le souffle. Après quelques heures nous avons fait la boucle qui nous ramène au parking et nous finissons notre conversation avec une française rencontrée sur la fin du trek, qui nous parle « woofing » et abm, une association française de globe trotters avec qui nous pourrons rentrer en contact à notre retour.
Le temps est toujours couvert lorsque nous reprenons la route vers le tant attendu gros roc d’Uluru. Ce n’est que lendemain matin que nous achetons notre pass 3 jours qui nous permettra de visiter Uluru et les Olgas. Nous commençons par le centre d’information du parc qui renseigne sur plusieurs aspects du site : la géologie, la faune, la flore, la signification du site pour les Aborigènes ainsi que les différentes marches qui peuvent être faites autour du « Ayers Rock » (Nom anglais du Uluru aborigène). Nous choisissons la plus longue qui fait tout le tour du rocher, au total 10 km qui nous prendra quelques heures, malheureusement le temps est encore nuageux et le fond de l’air un peu frais. Nous apprenons que telle grotte a servi d’abri, de cuisine… pour les aborigènes durant des millénaires. Tel autre recoin était réservé à la peinture afin d’éduquer les plus jeunes. On leur parlait du « dreamtime », c’est-à-dire l’explication de la création du monde et de la vie sur terre à travers des épisodes « mythiques » (pour notre culture) mêlant animaux imaginaires, demi dieu et tout un tas de choses réellement surprenantes et assez déroutantes.
Nous croisons une bande de chameaux sauvages ainsi qu’un dingo, ces chiens sauvages introduits en Australie par les russes. Quant aux chameaux, ils furent amenés d’Afrique du Nord pour permettre la construction de la voix ferrée traversant l’Australie. Seuls ces animaux pouvaient en effet survivre et travailler dans les conditions qu’impose le désert… Le deuxième jour nous allons faire 2 longues marches dans les Olgas qui, comme Ayers Rock paraissent surgir de nulle part au milieu du désert rouge. Le troisième jour nous avons la chance de nous lever avec un ciel bleu et enfin Ayers Rock montre sa belle couleur rouge éclatante. Le soir, la lumière rasante du coucher de soleil embrase le rocher. Nous quittons le site la tête tournée vers le rocher jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière les dunes et nous entamons la route vers le sud, la grande traversée du centre australien peut commencer. Nous étudions bien la carte afin d’être surs de ne manquer d’essence à aucun moment. Les longues lignes droites s’enchainent et le paysage change doucement : du désert aride aux endroits où les arbres réussissent à survivre malgré les températures extrêmes et la rareté de l’eau. Nous dormons à Marla où se trouve l’une des rares roadhouses de la route. La nuit suivante nous dormons sur une aire paumée entre Marla et Coober Pedy, deux villes elles-aussi paumées dans ce grand désert. Au milieu de la nuit nous sommes réveillés par le bruit du vent et la danse de notre van qui semble hésiter à se coucher sur le coté à chaque bourrasque. Nous ne fermons donc que très peu les yeux cette nuit là. L’arrêt suivant est Coober Pedy, la capitale de l’opale en Australie. Nous sommes encore à une dizaine de kilomètres du gros village planté au milieu du désert que des amoncellements de sable se dressent à perte de vue des deux côtés de la route. Ce sont les tas que les chercheurs d’opal laissent derrière eux. Nous profitons de la ville pour faire quelques provisions et espérons atteindre le lendemain les Flinders Range, qui marquent la fin de la longue traversée nord-sud. Sur la route, nous aurons croisé quelques émeus très drôles lorsqu’on essaie de s’approcher d’eux. Ils semblent ne pas savoir dans quelle direction courir, d’un côté, de l’autre, puis encore de l’autre… Nous croisons aussi quelques rapaces dégustant du kangourou en bord de route.
Nous faisons 2 bonnes marches dans les Flinders Range, plus précisément près de Qorn. La vue depuis le haut du Devil’s Peak est superbe. Quant à notre marche dans le Dutchmans Stern Conservation Park, elle est l’occasion d’approcher plusieurs kangourous d’assez près. Nous quittons les paysages vallonnés et mettons le cap sur Adelaïde, le 12 juillet.

Desert
Album : Desert

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Publié dans : AUSTRALIE | le 8 août, 2010 |17 Commentaires »

DARWIN NT – 1500 Km en « Britz » dans le Northern Territory

Ahhhh ! Enfin de la chaleur ! Ca fait du bien ! Direction, le centre ville et les backpackers hostels vu que la seule AJ officielle YHA affiche déjà complet ! Nous nous installons dans le dortoir (4 pers) et faisons une bonne sieste quelque peu troublée par d’autres jeunes voyageurs, (français) qui, entrant dans la chambre s’inquiètent de l’odeur ambiante !… Et oui, les chaussettes ne sont plus de première jeunesse et nous faisons semblant de dormir pour oublier ces critiques fort déplaisantes mais il faut bien l’avouer, justifiées ! 

La ville, comme souvent, ne nous emballe pas et nous décidons de louer un van pour parcourir les alentours et visiter de la meilleure manière qui peut l’être le Kakadu Park. Nous louons un van « Britz », le plus simple dans sa catégorie, mais vous verrez plus tard que c’était alors le grand luxe ! Il n’a qu’une dizaine de milliers de km, tout neuf, tout propre. Il possède une cuisinette avec 2 plaques, un mini frigo, un four (mais il faut être branché à une prise extérieure pour l’utiliser : on ne l’utilisera donc pas !). Les banquettes se transforment en lit. Les duvets, draps et serviettes sont fournis. Le réservoir de l’évier peut contenir 25 litres que nous devons de temps en temps remplir. Bref le grand luxe !! Nous remplissons (c’est vite fait, remarque !) le frigo et partons donc ravis pour le Lichfield Park, moins couru des touristes que le Kakadu mais dont les Australiens disent eux-mêmes « Lichfield Do, Kaka Don’t ».   Nous y arrivons à la nuit tombée et nous aventurons au fin fond de la forêt pour le lendemain découvrir le parc naturel en partant de la fin. Cependant que nous avançons, nous manquons de peu un énoooorme kangourou qui a du voir sa vie défiler dans la lumière de nos phares. Ouf, nos cœurs ont bondit, on a vu notre deuxième kangourou de très prés !! Et oui, pour info dans ce merveilleux pays, il n’est pas recommandé de rouler à partir du crépuscule jusqu’à l’aube car les kangourous, attirés par les lumières, trainent au bord des routes et ont la fâcheuse tendance de se jeter sous les roues ! Quels c*** ces kangourous ! Plus de peur que de mal, nous nous endormons pour notre première nuit en Britz dans un petit parking entouré de cascades, d’arbres et de perroquets. Le lendemain, après que Franck ait fait un plongeon dans une piscine naturelle de la rivière, nous faisons donc le chemin dans l’autre sens et de jour, nous arrêtant à des points de vue superbes, des cascades magnifiques dont les Wangi Falls près desquelles nous observons des grappes de chauves souris énormes faisant un boucan d’enfer. Hélène en profite pour se faire faire un massage naturel dans une petite cascade de Buley Rockhole. Nous découvrons aussi des « termitières magnétiques » gigantesques, parfaitement orientée nord sud afin de réguler la température et de sorte que ces insectes à peau fine puissent survivre aux changements de saisons extrêmes. En fin de journée nous sortons du Lichfield et prenons la direction des Katarina Gorges. Nous roulons avec grande prudence, à très petite vitesse, afin de ne pas heurter nos amis les bêtes. On doit bien être les seuls car nous verrons sur les 300 kilomètres qui nous séparent des gorges plusieurs dizaines de kangourous morts sur le bas coté de la route ! 

Après une nuit sur un parking immense à l’entrée du parc naturel de Nitmiluk, on se fait jeter au petit matin par un garde forestier. Bon c’est vrai qu’il y avait un camping juste à coté, à l’intérieur même du parc, mais c’était payant et nous, on veut pas payer, c’est trop cher ! Nous faisons un tour sur le parking et retournons nous garer près d’un autre van, ni vu ni connu. Les Katherine Gorge sont formées de 13 gorges dessinées dans la roche par la rivière Katherine, et elles attirent des masses de touristes en haute saison. Nous partons pour une randonnée de 10km avec un petit litre d’eau pour 2, tout ce qu’il nous reste. Heureusement à mi-chemin, nous remplissons la gourdasse avec l’eau de la rivière. La vue sur les gorges est jolie mais il nous semble avoir parcouru beaucoup de km en van pour pas grand-chose… Nous reprenons la route pour passer les 3 dernières nuits dans le Kakadu Park. 

Ce parc est énorme (environ 20000 km2) et il dévoile un écosystème spectaculaire, ainsi que des peintures rupestres aborigènes en grand nombre. En effet ce territoire, ainsi que le territoire Arnhem au nord est du parc, est habité par les aborigènes depuis des milliers de générations et est un trésor tant au niveau de sa faune, de sa flore, de sa géologie, qu’au niveau culturel. Nous croisons les panneaux signalant la présence de crocodiles dans les environs, mais pas la queue d’un. Nous apprenons sur l’art aborigène à Ubir en écoutant les rangers expliquer le sens des peintures qui lient le passé et le présent, le réel et l’imaginaire, l’homme et la terre. 

Nous commençons à être un peu à l’étroit dans le van, mais il fait beau et chaud, on est souvent dehors. Nous prenons nos petits dej’ en pleine nature, c’est tout de même très agréable. Nous nous sommes bien régalés à parcourir les environs de Darwin et avons roulé environs 1400 km en 5 jours. 

Nous astiquons le van de fond en comble, faisons le plein pour la dernière fois, rendons les clefs et prenons un taxi pour l’aéroport où nous attend notre avions pour Alice Springs. L’aventure dans le désert va pouvoir commencer ! 

On commence à apprécier l’Australie : C’est presque comme chez nous, mais différent : les canettes de coca font 37,5 Cl, les arbres perdent leur écorce et non leurs feuilles, les commerçants vous accueillent avec un « bonjour, comment allez vous aujourd’hui » comme si on se connaissait depuis des années, et on renverse des kangourous au lieu de nos bons vieux pigeons !!   

Darwin NT
Album : Darwin NT

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Publié dans : AUSTRALIE | le 1 août, 2010 |15 Commentaires »

PERTH WA – 500 Km en stop dans le Western Australia

Une page se tourne en arrivant en Australie. Quasi 6 mois que nous baroudons en Asie. Aujourd’hui, 18 juin, une nouvelle ville, un nouveau pays, mais surtout un nouveau continent et une nouvelle culture, dont on devine à l’avance qu’elle sera proche de la notre… ce qui n’empêche pas de se sentir dans un autre monde !
Nous arrivons dans ce grand territoire, quasi désert, 10 fois comme la France, dont la population totale, répartie principalement sur les cotes, n’atteint qu’un peu plus de 20 millions d’âmes, sans compter les kangourous, walabis, crocodiles, koalas, dingos, perroquets, etc… C’est pareil que chez nous mais tellement différents, avec toutes ces bebettes qu’on n’a pas chez nous !
Bref, nous y reviendrons…
Le 18 juin, donc, nous atterrissons à Perth, la grande ville la plus isolées au monde ! Rien que ça, ça envoie du bois, non ?
D’abord choc thermique, nous arrivons en short, sandales, débardeur… Il fait, à la nuit tombée, une quinzaine de degré. Nous partageons un taxi fissa avec un couple d’irlandais et nous apprêtons à dormir dans notre première Auberge de Jeunesse (AJ) du séjour, mais certainement pas la dernière. Et oui, c’est le 2ème choc : les prix ! Alors que nous ne payions qu’entre 5 et 10 euros nos chambres en Asie, nous payions ici notre double sordide, sombre, fraîche (sans chauffage) et sans salle de bain plus de 40 euros !…
Le lendemain, nous dormons quasi tout le jour pour rattraper notre déficit de sommeil du au transit par Singapour ! Nous émergeons dans l’après-midi pour faire un tour au « Coles » (le Auchan australien). Et oui, fini les restos, maintenant on fait nos courses et on cuisine dans les AJ ! Après ça, petite ballade dans la ville : un centre commercial géant, des tours qui font du business, et… c’est tout ! Un peu déçus, nous partons des le lendemain pour Fremantle dont le charme nous a été vanté maintes fois…Et là…Déception de nouveau ! OK une jolie plage, mais bon on est en hiver ici, alors bon, la plage, c’est bof ! Un marché sympa, et … rien d’autre. Que faire ? Nous décidons de partir dès le lendemain matin, vers le sud, jusqu’au Cap Leuwin, le point le plus au sud-ouest de l’Australie, là où les océans se rencontrent et ou l’on peut avoir la chance d’apercevoir des baleines en migration ! C’est parti ! Sur la route, Bunburry, et Margaret River sont des spots par lesquels nous aimerions passer… Et ça tombe bien car nous décidons d’effectuer notre aventure en STOP. Et oui, le budget est serré, le bus est cher, et il n’y a pas de train !
Un peu hésitant (c’est notre première fois pour tous les deux ! ;) ) nous nous dirigeons, à pied vers la sortie de la ville. Sans trop bien savoir quelle route mène à une voix rapide…Pendant qu’Hélène va au Coles, Franck s’occupe de notre première pancarte « Bunbury »…qu’il accroche à son sac à dos. Nous y parvenons en fin de journée, heureux d’avoir réalisé notre première étape si bien ! Bon notre premier driver a percé son réservoir d’huile en nous déposant brusquement en n’ayant pas anticipé un trottoir…Nous sommes bien désolés pour lui et espérons ne pas porter la poisse aux autres ! Après notre nuit dans l’AJ locale, nous marchons vers la plage aux dauphins… Nous en verrons quelques un, sautés au large…Il fait du soleil, la mer est bleue, les dauphins au loin, la vie est belle ! Nous partons pour l’autre coté de la ville pour commencer notre stop, le long d’Ocean Drive… Tout comme la veille, nous sommes chanceux, et une gentille dame nous emmène et nous prend d’affection car Franck lui rappelle son fils. «C’est la première fois que je prend des auto-stoppeurs… Ce n’est pas parce que les gens font un peu peur, qu’ils sont méchants ! Mon fils il a des tatouages et des piercings, mais il est tellement gentil ! Ah vous me rappelez tellement mon fils ! » C’est vous dire un peu la dégaine de baroudeurs qu’on commence à avoir !… En nous déposant, plus loin que sa route initiale, elle nous dit qu’elle ressent le besoin de nous donner quelque chose et nous laisse sur le bord de la route avec un joli plaid dont on ne soupçonne pas encore l’utilité ! Après quelques « lifts » nous arrivons finalement à Margaret River une charmante petite ville mais à 9 km de la mer ! Nous passerons 2 nuits ici, nous reposant et jouissant du bâtiment neuf de l’AJ pour nous tout seul : une vraie petite maison : cuisine, salon, la totale rien que pour nous. Un avant goût de notre nid d’amour pour notre retour ! Nous faisons un festin de rois, célébrant l’été, la musique et nos papas adorés qui nous manquent beaucoup ! Nous poursuivons notre route toujours vers le sud et atteignons enfin le point le plus au sud-ouest de l’Australie : Cap Leuwin. Une balade de 10Km partant de la ville nous mène au phare et sur notre route nous avons la chance de croiser des baleines !! Nous sommes ravis, un peu fatigués, quelque peu mouillés par la bruine et nous nous faisons ramener en ville par deux petites mamies, parties en road trip dans le sud. Le lendemain, c’est « Perth-express » qui commence, toujours sous la pluie. Nous devons rejoindre Perth et l’aéroport qui nous emmènera à Darwin le lendemain matin. La course folle commence. Nous avons la journée pour atteindre notre but. Sur notre route un directeur de banque nous emmène jusqu’à Margaret River où il travaille. Il prend soin de nous emmener à la plage, que nous n’avions pas eu la chance de voir. Il nous arrête à de jolis endroits et nous laisse le temps de prendre des photos. L’océan est déchaîné, nous apercevons nos premiers surfeurs « ridant » les vagues avec bravoure. Sur le chemin qui revient en ville, nous apercevons notre premier kangourou ! Deux lifts plus loin nous arrivons à Perth en ayant fait la connaissance encore de conducteurs très sympathiques ! Un fidjien et un conducteur de camion qui nous invite à partager un BBQ chez lui et se propose même de nous emmener à l’aéroport, avant de se raviser après s’être fait rabrouer au téléphone par sa charmante épouse ! Nous finirons donc les derniers kilomètres en train, et prendrons un bus pour l’aéroport où nous allons dormir en ayant pris la peine de se lâcher sur l’internet free à notre disposition toute la nuit. Nous prenons un vol au petit matin et arrivons à Darwin sous un soleil enfin rayonnant ! L’aventure Darwinienne va pouvoir commencer !

Perth WA
Album : Perth WA

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Publié dans : AUSTRALIE | le 27 juillet, 2010 |11 Commentaires »
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