Archive pour la catégorie 'PEROU'

De Nazca à Lima

En effet le 6 décembre nous embarquons pour le voyage sans fin ! Départ de Cuzco à 18h30, pour une arrivée prévue à Nazca le lendemain à 6h du matin, soit un peu moins de 12h de route. Malheureusement le destin en voudra autrement. Après 2h de route sans encombre et même somnolentes, nous sommes réveillés par notre « hôte de terre » pour un récit quelque peu surprenant : le bus avait été arrêté quelques minutes auparavant par une femme faisant de grands gestes au milieu de la route. Elle aurait été témoin d’un accident : Une voiture aurait renversé une autre piétonne quelques minutes avant notre arrivée, le corps de cette dernière gisant en plein milieu de la route. Ayant constaté la scène, le bus reprend la route et 10 minutes plus tard, nous sommes arrêtés par la police au village suivant. Il semblerait qu’un automobiliste circulant dans le sens inverse ait aussi vu le corps de la jeune femme et notre bus arrêté juste à côté et ait téléphoné à la police pour signaler l’accident, pensant que notre bus avait lui-même renversé cette personne. Nous attendons que la situation se décante en errant autour du bus pendant que le chauffeur répond aux questions des policiers au commissariat. Et ils attendent surtout la personne qui nous a arrêtés sur la route, seul témoin de l’accident, et qui semble avoir disparu dans la nature ! Après plus de 2 heures d’attente un policier décide de faire une inspection du bus… et il trouve rapidement des traces de sang sur le côté de l’une des roues  !!! Et il informe notre chauffeur : le bus ne bougera pas d’ici, il doit être inspecté pour les besoins de l’enquête, une vraie immersion dans un épisode des experts au Pérou ! Dans les minutes suivantes le témoin unique est enfin là mais notre bus ne reprendra pas la route. Il faut maintenant attendre un autre bus qui part de Cuzco et qui sera là dans 2 heures d’après notre « hôte de terre ». Ce ne sera que 3 heures plus tard que nos bagages seront chargés dans notre nouveau bus sous une pluie battante et que nous repartirons enfin !! Et 5 heures de retard, un voyage qui aura finalement duré 17 heures ! 

Arrivée à Nazca sous une chaleur écrasante, dure transition après le frais des hauteurs de Cuzco. Nous sommes accueillis par un hôtelier ayant pris la peine de venir à l’arrivée du bus et nous installons dans notre chambre à quelques minutes à pied du centre ville. Nazca est située en bordure d’un plateau désertique, une pampa aride qui a été rendue célèbre en 1939 lorsque l’on y découvrit de mystérieuses figures et lignes, tracées probablement entre l’an 300 et 900 de notre ère. Ces motifs s’étendent sur des dizaines de kilomètres dans le désert. Les archéologues parlent d’un calendrier astronomique, d’autres parlent de routes sacrées, d’autres pensent à des dessins liés à l’approvisionnement en eau, d’autres encore, moins crédibles, évoquent des pistes d’atterrissage pour ovnis !!  Après étude des prix nous nous décidons à réserver 2 places dans un coucou pour survoler ces dessins étranges. C’est le lendemain vers 9h du matin que nous embarquons dans un 5 places, 7 avec pilote et copilote, pour une demi heure de vol. Deux minutes après le décollage nous survolons les premières figures. Nous sommes à 200 mètres du sol. Ça bouge pas mal mais la vue est magnifique. Le pilote survole chaque dessin 2 fois, en virant d’un côté d’abord, puis de l’autre. Sur les photos que nous avons mis en ligne on peut voir dans l’ordre le colibri (96 mètres), l’astronaute (32 mètres), le héron (300 mètres !), l’araignée et le perroquet. Nous survolons aussi le singe, le condor, l’arbre, la baleine, et des centaines de lignes et de trapèzes dans tous les sens, souvent les uns sur les autres. L’expérience est exceptionnelle, même si Hélène ainsi que 2 autres passagers doivent se servir du petit sac qui leur a été remis au départ… L’après midi nous décidons d’aller visiter le musée Antonini qui nous embrouille un peu plus sur l’origine de ces lignes et qui explique aussi les diverses fouilles faites dans la région, où beaucoup de cimetières pré-incas ont été mis au jour par des pilleurs de tombes, avec des momies et des ossements sur des kilomètres. 

Une nuit de plus à Nazca et nous prenons un bus tôt le matin du 9 décembre, direction Lima où nous retrouvons Delphine, Jérôme et Amandine pour un dernier repas, dans un couvent tenu par des missionnaires françaises, un repas excellent et hors du commun, nous aurons même droit à l’Ave Maria chanté par les nonnes ! Tout le monde décolle le lendemain, Amandine termine son voyage en Amérique du Sud et retourne en France, Delphine et Jérôme partent en Asie pour de nouvelles aventures et nous devons décoller aussi le 11 décembre à 1h du mat pour notre dernier pays du voyage, le Brésil.

De Nasca à Lima
Album : De Nasca à Lima

10 images
Voir l'album

Publié dans:PEROU |on 19 décembre, 2010 |3 Commentaires »

De Cuzco au Machu Picchu

Nous arrivons par le bus de nuit à Cuzco au petit matin, où l’on nous cueille, une fois n’est pas coutume, à la sortie du bus pour nous mener dans un hôtel. Charmante vue sur la ville, nous somme dans le quartier de San Blas, sur les hauteurs, la montée est donc rude. Nous nous recouchons et occupons le reste de la journée à organiser les prochains jours dans la vallée des incas : choix du train pour gagner le Machu Picchu (MP) par Ollantaytambo, une ville inca où l’on peut visiter de superbes ruines, choix du billet touristique (partiel) qui nous permet de visiter les ruines de Pisac, d’Ollantaytambo et le site de Moray. 

Rien n’est établi sur l’origine de la civilisation inca, ce qui est sur c’est qu’ils fondèrent la ville de Cuzco aux alentours de l’an 1200, que durant 2 siècles les maitres de la vallée se succédèrent et qu’ils commencèrent à soumettre leurs voisins immédiats, parfois au prix de durs combats. Du temps de la splendeur de l’empire, qui ne dura que moins d’un siècle (de 1438 à 1532), les incas dominaient un immense territoire couvrant largement le Pérou, la Bolivie, l’Equateur et un bon morceau de la Colombie. C’est à l’arrivée des espagnols, et plus particulièrement du célèbre Francisco Pizarro et de ses hommes, en 1532, que l’empire incas est mis en pièces et que la colonisation du Pérou commence. 

Nous goupillons tout bien et partons dès le lendemain pour Pisac en collectivo (minibus-taxi collectif). Nous y visitons le marché ultra touristique où l’artisanat est désormais plus qu’omniprésent et les vendeurs de fruits et légumes réduits à occuper quelques mètres carrés. Puis, nous nous apprêtons à trouver un taxi pour monter jusqu’aux ruines de Pisac à quelques 8 kilomètres quand l’un d’eux  s’arrête près de nous avec à son bord Jérôme et Delphine, qui, bien qu’ayant dormi au même hôtel que nous, ont prévu de passer plus de temps dans la région. Ils ont finalement décidé de commencer par Pisac. C’est parti, nous débutons la visite des ruines ensemble et finirons… séparément. Le site est gigantesque et regorge de détours, chemins, maisons, temple. Comme dans toutes les constructions incas l’ajustement des pierres est admirable. Nous regagnons tous le village à pied, par le sentier qu’empruntaient les incas, à notre rythme, et ne nous retrouverons que plus tard. Quant à nous, un dernier tour dans le marché et nous filons vers Urubamba, ville étape chère et sans aucun intérêt où nous nous écroulons dans l’hôtel le moins cher de la ville non sans avoir fouillé chaque ruelle de fond en comble. 

Le lendemain, détour en collectivo vers le sud pour rejoindre Maras où des taxis hors de prix attendent le touriste pour lui faire faire le tour habituel de deux sites superbes : Moray et les salinas. Moray est un site inca où l’on peut admirer un ingénieux système de terrasses en amphithéâtre. Les scientifiques pensent que le site servait de laboratoire écologique, c’est-à-dire que les incas testaient différentes cultures sur différents niveaux pour constater à quel endroit les plantations seraient le plus productives. Puis direction les salinas, où, en pleine cordillère on admire un spectacle époustouflant : pas moins de 4000 bassins de sel, dont les plus anciens étaient exploités avant les incas ! Une source d’eau saturée en sel coule à cet endroit pour la plus grande joie de la population qui l’exploite. Puis un sentier nous mène après une heure de descente douce vers la route qui reprend vers Ollantaytambo. Une voiture s’arrête juste quand nous sortons du sentier et nous mène pour 2 soles à notre but. 

Il est encore tôt, journée bien chargée et nous commençons la visite du site. Des ruines superbes, en fait une forteresse qui gardait la route du chemin du Machu Picchu (MP) ! A la fin de la visite nous recroisons D et J avec qui nous dinons un bon hamburger. 

Le lendemain matin, c’est le grand jour, levés à 5h pour prendre le train de 6h qui nous mène d’Ollantaytambo vers Agua Callientes, au pied du MP, en 3h. A la sortie du train, branle bat de combat : on pose nos valises dans le premier hôtel de la ville, achetons notre billet de bus, nous faisons refouler au bus (départ toutes les 20mn) car il nous faut notre billet pour le MP pour entrer dans le bus qui y mène, tour en ville pour l’acheter, retour au bus et ouf les 2 dernières places du bus suivant, qui nous mène après 13 lacets très serrés à l’entrée. Nous entrons sur le site sous une pluie fine et nous précipitions au poste contrôle pour l’ascension du Wayna Picchu puisque pour des raisons de sécurité seuls les 400 premiers visiteurs de la journée sont autorisés à monter. Nous gravissons les marches hautes et interminables, la pluie a cessé, et nous arrivons enfin au sommet, d’où la vue plongeante sur le site inca et sur la vallée est à couper le souffle. La matinée est nuageuse ce qui ajoute au mystère du site. Nous nous asseyons une bonne heure pour admirer le panorama, sous des pluies intermittentes et nous mangeons tranquillement nos sandwichs. Nous redescendons en début d’après midi pour faire la visite du site. Les ruines ont été redécouvertes par l’archéologue américain Bingham en 1911, tout à fait par hasard. Il fut d’ailleurs étonné de constater que cette cité perdue était habitée par un couple d’indiens cultivant les terrasses alors que l’endroit était recherché depuis des siècles par les archéologues. Il faut dire que le site est parfaitement invisible depuis la vallée et les archéologues ne savent toujours pas pourquoi il a été construit : Il n’y a aucune certitude sur aucun aspect du MP, aucune histoire écrite puisque les incas ne savaient pas écrire. Nous parcourons les ruines à l’aide de notre « guide » et en profitons pour filmer quelques séquences destinées à l’élaboration d’un petit film cadeau d’anniversaire de Pierre, le frère de Franck. Nous restons jusqu’à la fermeture, la dernière heure nous faisant profiter du cadre quasiment seuls, à l’exception des quelques lamas qui vivent ici. Nous redescendons à la ville et rejoignons D&J pour un bon  repas précédé d’un bon pisco sour. Le lendemain matin nous prenons le train pour Ollantaytambo puis regagnons Cuzco en bus. Remontée à San Blas pour une nuit. Le 6 décembre, quelques emplettes au marché artisanal de Cuzco et direction Nazca en bus de nuit dont le trajet se révélera plus que mouvementé ! (Suite au prochain numéroJ)

De Cuzco au Machu Picchu
Album : De Cuzco au Machu Picchu

21 images
Voir l'album

Lien vers la petite suprise pour le frérot : http://www.youtube.com/watch?v=WZKSugHOYDE

Publié dans:PEROU |on 18 décembre, 2010 |4 Commentaires »

Pérou : les îles du lac Titicaca

Nous arrivons à Puno le 28 novembre et réservons une excursion de 2 jours sur les îles flottantes d’Uros, et les îles d’Amantani et Taquile. Nous partons le lendemain matin tôt sur un bateau d’une vingtaine de places au son de la flûte de pan dans laquelle souffle un musicien solitaire venu nous souhaiter bon vent. Première étape sur les îles d’Uros. Le peuple Uros a construit ces îles il y a plusieurs siècles au milieu du lac Titicaca afin d’échapper aux Incas. Nous sommes accueillis par quelques femmes qui nous expliquent comment les îles ont été fabriquées, à l’aide de roseaux du lac empilés et ancrés afin que les courants ne les fassent pas dériver. Un enfant attire notre attention, Franck entame la discussion et s’en fait un ami. L’arrêt ne dure qu’une grosse demi heure, nous repartons rapidement pour l’île sur laquelle nous passerons la nuit. Nous débarquons dans le mini port d’Amantani et sommes accueillis par quelques femmes qui attendent que notre guide répartisse chacun d’entre nous. Puis nous sommes guidés tous les quatre par notre hôte Delia jusqu’à sa maison aux murs de chaux qui sera un peu la notre jusqu’au lendemain. Nous sommes dans une famille quechua, qui accueille des touristes pour la première fois, l’accueil fonctionnant sur une rotation entre communautés que composent les 4000 habitants de l’île. Le repas nous attend, une soupe de quinoa, quelques pommes de terre accompagnées de fromage maison et pour terminer une tisane de munia, une sorte de menthe sauvage que notre hôte nous promet très bonne pour la digestion. Nous mangeons à coté de la cuisine, ou les cochons d’inde se baladent en attendant de passer à la casserole ! Nous allons digérer notre bon repas en grimpant au somment de la plus haute colline de l’île, un site de cérémonies appelé Pachamama, et assistons à un coucher de soleil exceptionnel sur le lac. Le soir notre repas ressemble à celui du midi, et nous finissons la soirée en participant à une petite fête organisée pour les touristes, avec costumes péruviens et farandole obligatoires, et Cusquena, bière locale, optionnelle mais pour laquelle nous optons. La journée a été longue, nous soufflons la bougie et nous couchons sur nos lits de paille très typiques et très peu confortables ! 

Le lendemain matin nous embarquons à 8h sur notre chaloupe et mettons le cap sur l’île de Taquile. Les 2000 habitants qui peuplent l’île vivent principalement du tourisme, ils perpétuent une tradition de tissage typique, les hommes tissent et les femmes marient les meilleurs tisseurs. Nous traversons l’île à pied, la vie locale semble calme et tranquille, et les tenues colorées de tous les habitants sont un régal pour les yeux. Les bonnets que portent les hommes ont d’ailleurs tous une signification, tel bonnet pour les célibataires, tel bonnet pour les hommes en couple non mariés, tel autre bonnet pour les hommes mariés, même les notables sont reconnaissables à leur couvre chef. Nous quittons l’île pour retourner à Puno le 30 novembre et prendre un bus vers la ville sacrée de Cuzco.

Uros, Amantani, Taquile
Album : Uros, Amantani, Taquile

11 images
Voir l'album

Publié dans:PEROU |on 16 décembre, 2010 |3 Commentaires »

2 Porret au Brésil |
Location à Cargèse |
bourgeois71 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | alissoned
| Brésil septembre 2009
| I Take you on a trip...