Archive pour novembre, 2010

L’Argentine : de la Peninsule Valdes à Buenos Aires

Nous partons d’Ushuaia après une courte nuit, soirée d’adieu d’avec Jet D. Nos chemins se séparent : ils avaient déjà fait la Péninsule Valdes et Buenos Aires : Ils foncent à Iguazu avant de faire le Nord Ouest du pays, que nous devons faire également : Peut être nous retrouverons nous ? Départ en Bus pour nous 2 à 5h du mat’ (j’ai des frissons). Après quelques heures de bus, changement à Rio Grande. Réveil en fanfare, vite vite vite, changement de bus, prendre les sacs, les yeux tout collés, mal réveillés. Dans la cohue, Franck oublie son petit sac à dos. Quand il s’en rend compte, le premier bus est déjà reparti. Finalement quelqu’un l’emmènera à l’autre gare des bus pour le récupérer mais entre temps le chauffeur aura ramené le sac : Ouf !! Petite frayeur du matin. Aussitôt réinstallés dans l’autre bus, nous nous rendormons un peu. Le trajet est long et nous arrivons à Rio Galleros, oups… dans l’après midi. 3h d’attente plus tard c’est un autre bus, couchette cette fois que nous prenons pour nous rendre à Puerto Madryn, ville de départ pour la visite de la péninsule Valdès. Nous louons une voiture pour 2 jours pour pouvoir prendre le temps : de faire la sortie en mer pour voir les baleines et  de faire le tour de la péninsule qui fait à peu près 200km. On espère y voir des pingouins, des lions de mer et éventuellement, cerise sur le gâteau : des Orques ! Nous suivons les conseils de J et D en louant la voiture et en dormant dedans : économie oblige ! La voiture est chère : il faut la rentabiliser ! Bref, nous filons vers Puerto Pyramidés, LA ville de la péninsule à environs 100km de Puerto Madryn. Nous nous rendons tout d’abord au Mirador pour apercevoir au loin les baleines. Le spectacle est super, il est tard, c’est un bon avant goût de ce que peut nous réserver la péninsule. Des grosses têtes de baleines qui sortent de tous les cotés, quelques sauts, des otaries qui grognent sur le bord de la plage. Le spectacle est à la hauteur de nos attentes. Vivement demain et après demain pour la suite du festin. Nuit froide dans la voiture, cliquetis de la pluie toute la nuit sur le capot. Le temps n’est pas beau : A peine réveillés nous filons faire le tour des agences de Puerto Pyramidès pour trouver deux places sur un bateau pour faire notre sortie en mer et voir d’un peu plus près ces baleines franches australes. La pluie s’est un peu arrêtée, les bateaux sortent du port toutes la matinée (il y a 6 agences, et environs une sortie de chaque agence toutes les 2 heures). Nous partons à 10h sous une pluie fine mais heureux d’avoir trouvé des places car à 13h le spectacle sera fini : Avis de tempête sur la péninsule, plus de sortie en mer. Pendant plus d’une heure, vêtus de nos plus beaux cirés fournis par l’agence et munis de notre appareil photo nous traquons la baleine. Nous ne serons pas déçus : Nous voyons des dizaines de baleines, certaines à quelques mètres du bateau. Nous voyons même une baleine faire 2 sauts consécutifs : des triples loops piqués fabuleux ! Et alors que de belles photos avec la « cola »…La queue de la baleine qu’elle sort de l’eau et qu’elle nous laisse prendre en photo comme si elle savait que nous n’attendions que ca ! Le capitaine s’écrit « attention la cola la cola » et hop tout le monde braque son appareil sur la baleine qui replonge au fond de l’eau par un mouvement doux, rond et lent et qui nous donne le temps d’attendre sa cola pour un dernier clic.  Il est temps de rentrer au port, nous en avons pris plein les yeux. La pluie s’est remise à tomber drue. Nous montons en voiture près à commencer notre tour malgré la pluie. Mais…les routes ne sont pas goudronnées, c’est de la terre, ou plutôt de la boue sur tout le tour de la péninsule. La seule route bitumée nous permet juste de sortir de la ville et de rejoindre la civilisation de Puerto Madryn, mais nous ne voulons pas rentrer : la voiture est louée et nous voulons en profiter. Malheureusement y’a rien à faire, un barrage sur la route nous contraint à faire demi tour et à retourner attendre à Puerto Pyramidès que le temps se calme, que miraculeusement l’eau s’évapore et que les routes redeviennent praticables. Peine perdue, nous retournons au mirador passer le temps et évitons de peu le bord de la chaussée très glissante. En ville, nous attendons sous la pluie. Nous nous occupons comme nous pouvons dans notre carrosse. Nuit de nouveau fraiche et le lendemain, pas mieux : pas moyen de faire le tour de l’ile non plus, les routes ne sont bien évidemment pas sèches : Adieu pingouins, lions de mer, otaries, orques… Nous prenons la route bitumée du retour à Puerto Madryn, finie la péninsule Valdès. Nous sommes hyper déçus : Comme à Uluru quelques mois plus tôt, il a plut en 2 jours un tiers des précipitations annuelles. On a les boules, mais bon on ne peut rien y faire. Nous nous consolons en regardant nos photos de baleines et de leur cola et nous remémorons le splendide spectacle auquel nous avons eu la chance d’assister tout de même. Nous rendons la voiture, pleine de boue et pleine de miettes et allons au terminal de bus pour attraper le « cama » pour Buenos Aires où nous devons retrouver Pierrot, le frère de Franck et 2 amis Vanessa et Patrice, quelques jours plus tard. Nous sommes le 30 octobre, partis vite de Puerto Madryn (tickets bookés avant notre mésaventure pluvieuse) pour ne pas passer le cap des 31ans d’Hélène dans le bus. Arrivés donc à BA le 31 au matin, nous faisons une quinzaine d’hôtels pour trouver notre bonheur : Tout d’abord les doubles dans les AJ sont prises d’assaut : Ici aussi c’est WE férié, des masses de Brésiliens viennent s’encanailler à BA, faire du shopping et profiter de ce long WE et d’un taux de change plus qu’avantageux. Résultat : la plupart des hôtels sont complets, il ne reste que les trucs luxueux et chers ou des bouibouis trop pourris pour un anniversaire. Nous trouvons finalement un bon compromis pour les 2 prochaines nuits et réservons les suivantes dans une AJ bon marché. Le 31 : pique nique d’anniv à l’hôtel : vin, champagne, pâté, tomates confites, cœurs d’artichaut, desserts et chasse au trésor au chocolat dans la chambre : Pâque avant ( ou après ?) l’heure. Puis gros dodo car c’est le premier lit depuis 5 jours et nous nous endormons très rapidement. Le lendemain c’est le grand jour : balade dans Caminito, le fameux quartier de la Boca où est né le Tango ! Rue mignonne, artistes et artisanats, un peu touristique, un peu Disneyland et carton pate mais attachant quand même. De retour à l’hôtel nous voyons une pub pour un diner spectacle de tango : Bingo nous avons trouvé que faire pour ce grand jour ! Le réceptionniste réserve nos places, c’est assez cher : 390 pesos par personne ! Nous filons en taxi vers la salle avec quelques pesos en poche : Assez pour payer le taxi mais pas assez pour le spectacle. Il est presque l’heure, vite vite une banque : mais oups, nous sommes le 1ernovembre, la carte est périmée depuis la veille, et l’autre carte ( HS**) s’est remise à nous jouer des tours comme au bon vieux temps du début du voyage, cette fois elle indique qu’il n’y a pas assez de fond ! Nous retournons à la salle de spectacle furieux et trempés. Le paiement par CB est possible mais supplément de 10%. Nous négocions, ca passe…390*2, mais la carte refuse toujours de nous aider : la malédiction s’acharne, nous retournons bredouille près de notre hôtel, à pied… Nous finissons un peu dépités dans un petit resto avec les quelques pesos qui nous restent. Malgré tout, la soirée se finit super bien : mails, dessins, poèmes de la famille et des proches sur l’ordi, et à la fin du repas : dessert offert par le patron, (dessert au café, oups beurk…mais bon), ca tombe bien nous n’avions plus de sous, nos derniers deniers nous les avions mis dans la bouteille de vin ! Puis c’est l’heure du cadeau : un beau portefeuille en cuir argentin d’ushuaia, (dommage qu’il ne soit pas rempli ;))  et la tablée d’une trentaine de personnes à coté de nous, une chorale de pousser la chansonnette : superbe ! Le lendemain nous changeons d’hôtel pour y attendre 2 jours aprè la petite troupe. Nous prenons encore une double, c’est la période repos et dépense. Un petit crochet par HSBC pour régler le problème : la caution de la loc de la voiture de Valdès n’avait pas été recréditée. Nous prenons sur le compte épargne en attendant… Nous voilà renfloués et payons d’avance notre chambre. Au comptoir, même pub pour le même spectacle raté d’hier soir. Allez il ne faut pas rester sur un échec : on décide de la revanche ce soir et ohhh trop cooool, le prix ici pour le même spectacle est de 250 au lieu de 390 ! C’est finalement notre veine ! Nous aurions été trop écœurés d’avoir payé 390 au lieu de 250 via l’AJ. Finalement on est super contents de cette soirée ratée de la veille. Nous réservons de suite nos places pour un anniv bis. Le soir venu, on vient nous chercher : tout d’abord petite leçon de tango avec les pro du spectacle : Nous apprenons les bases dans une salle bondée et indisciplinée. Puis c’est le repas : plutôt pas mal, et surtout vin à volonté ! Pour se refaire nous n’y allons pas de bouche morte et rentabilisons encore l’investissement : Nous squizzons 2 bières et 2 bouteilles de vin au cours du spectacle qui s’avère très chouette : Enchainement de Tango, de chants et de traditions avec les boules qui rythment la musique au sol et le fameux condor passa à la flute de pan. Nous sommes agréablement surpris ! 

 Le lendemain,  glandouille et le soir venu nous sortons de nouveau : Petits verres avec Anne-So et Francky (un autre), couple d’amis de Magali la sœur d’Hélène. Petite soirée bien sympa avec ces aventuriers qui ont décidé de s’installer à BA depuis quelques semaines. On parle du pays, ou plutôt des pays en sirotant notre plus mauvais Mojitos jamais bu (et ca en fait !) mais nous vengerons sur le vin pour finir…On était un peu en manque suite aux 3 précédentes soirées d’anniv ! Le lendemain, c’est dure de se lever, mais nos 3 loulous doivent arriver vers 9h à l’hôtel…Finalement ils se pointent à 10h30 : C’est l’heure des grandes retrouvailles pour les 2 frérots…Nous partons fêter ca dans le quartier de Ricolletta après une visite éclair de son cimetière et de la tombe d’Evita. Le lendemain nous nous baladons dans la ville avant de prendre ensemble un avion pour Salta, le 5 novembre.

Peninsule Valdes et BA
Album : Peninsule Valdes et BA

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Publié dans:ARGENTINE |on 23 novembre, 2010 |4 Commentaires »

L’Argentine : Perito Moreno, Fitz Roy, Ushuaia

Nous arrivons tous les quatre à El Calafate le 18 octobre. C’est le point de départ pour entrer dans le Parque Nacional Los Glaciares ou se trouve le fameux glacier Perito Moreno. Le temps nuageux avec des pluies intermittentes nous décide à prendre un jour de repos : Nous voulons voir le glacier sous le soleil. Nous passons la journée à faire quelques courses et nous réservons une voiture de location le soir, pour le lendemain. Nous décidons de partir tôt le lendemain matin, ayant entendu dire que le paiement de l’entrée du parc peut être évité en arrivant avant 8 heures. Nous arrivons à l’entrée à 7h30 et un garde nous accueille en nous disant que le parc n’ouvre qu’à 8h et qu’il faut attendre. Après 5 minutes de négociation il décide d’appeler quelqu’un ( un garde, à l’intérieur du parc)… et nous donne l’option de ne payer que 50 pesos par personne (au lieu de 75) à un endroit ou nous devons retrouver cet autre garde, bien plus loin mais nous ne comprenons pas clairement où. Le glacier se trouvant à une trentaine de kilomètres de l’entrée nous prenons la route, passons devant un hôtel, que nous pensons être le lieu de rendez-vous avec le garde, puis arrivons au pied du glacier. Nous avons le glacier pour nous tout seul, personne aux alentours. Nous descendons au plus près du Perito Moreno, le champ de glace le plus mobile de la planète. Il mesure 30 km de long, 5 km de large et 60m de haut, mais c’est sa constante avancée qui le rend exceptionnel (il parcourt jusqu’à 2m par jour). Nous restons quasiment 5h devant ce spectacle de la nature, les quelques flocons qui tombent ne nous font pas peur. Pas besoin de plus de commentaires, la petite vidéo que nous avons eu la chance d’enregistrer parle d’elle-même !

http://www.youtube.com/watch?v=bDQyBFq_OAA

De retour à El Calafate, nous rendons la voiture et montons le soir même dans un bus pour El Chalten. C’est un petit village de 600 habitants perdu au milieu de paysages sauvages et de sommets déchiquetés, dont le Cerro Torre et le Mont Fitz Roy. Le lendemain nous partons pour une marche offrant quelques superbes vues sur le massif, nous apercevons même quelques condors. Retour à l’hôtel, nos sacs sont déjà faits nous n’avons plus qu’à monter dans le bus, retour à El Calafate. Nous réservons dès notre arrivée nos places dans le bus pour Rio Gallegos, point de passage obligé pour se rendre à Ushuaia, la ville du bout du monde, en Terre de Feu. Les horaires nous obligent à passer une nuit à El Calafate et malheureusement aussi à Rio Gallegos, une ville qui ne présente que très peu d’intérêt. Les bus traversent des paysages désolés, des plaines arides interminables balayées par le vent. Nous pénétrons dans un territoire dont le nom nous fait déjà rêver. Les guanacos et les nandous nous ouvrent la voie et le bus embarque sur le bac pour traverser le célèbre détroit de Magellan. Nous passons 4 postes frontière, pour sortir d’Argentine, entrer au Chili, sortir du Chili, et rentrer en Argentine. Ushuaia, port de départ pour l’Antarctique, se dispute son statut de bout du monde avec la base navale chilienne de Puerto Williams, plus australe de quelques kilomètres, de l’autre coté du canal de Beagle. Après avoir vécu 6000 ans sans contact avec le monde extérieur, les Yanghan, peuple « des canoes » que Darwin qualifia de « forme d’humanité la plus primitive sur Terre », furent victimes des épidémies apportées par les Européens. Malheureusement, de ces Indiens ne restent que quelques objets témoignant d’une culture fascinante. Après une nuit dans un hôtel dont les matelas ne dépassent pas les 5 cm d’épaisseur, nous trouvons une chambre de 4 lits dans un backpacker sympa et dont le salon immense du troisième étage offre une vue imprenable sur la baie. Nous nous baladons près du port dans l’après-midi quand une vingtaine d’Argentins habillés de costumes traditionnels boliviens descendent d’un minibus et entament une danse colorée devant nous. Ils nous invitent même à les rejoindre et Hélène et Delphine se retrouvent au milieu de la troupe avec un chapeau des plus chics sur la tête ! Nous leurs disons au revoir et l’un des danseurs offre un chapelet à Hélène en signe d’amitié. Un bon moment inattendu sous le signe de la fraternité. Si Ushuaia attire tant de visiteurs, ce n’est sûrement pas grâce au Parc National « « Tierra des Fuego » : le prix à payer pour s’y rendre et le droit d’entrée dont nous nous acquittons sont disproportionnés pour les  dizaines de lapins qui égayent un peu notre randonnée bordant le canal. Nous nous rattrapons avec une excursion en bateau sur le canal : nous partons à 8 sur un petit bateau de pêche pour aller observer la colonie d’otaries de la Isla de los Lobos et débarquons sur l’île H, ou se trouve une colonie de cormorans que nous observons de très près pendant une dizaine de minute, dans le silence le plus total afin de ne pas les déranger. Retour sur la terre ferme et nous décidons tous les 4 de nous payer une bonne parilla façon buffet à volonté : agneau, bœuf, morcilla, saucisse, poulet : nous goûtons à tout et rentrons à nos pénates la peau du ventre bien tendue. Delphine et Jérôme doivent décoller le lendemain pour Buenos Aires, nous réservons notre bus pour Puerto Madryn, départ le 27 octobre à 5h du matin pour plus de 30 heures de route ! 

Argentine sud
Album : Argentine sud

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Publié dans:ARGENTINE |on 21 novembre, 2010 |4 Commentaires »

Le sud du Chili

Le NAVIMAG et le DOUBLEVé 

- Le NAVIMAG : De Puerto Montt à Puerto Natales, sur le Puerto Eden (du 8 au 11 Oct) 

Nous devons embraquer sur le Navimag, « Puerto Eden », le 8/10. C’est  un bateau de marchandises qui transporte également une centaine de passagers en basse saison. Nous avons payé 240 USD pour 3 nuits, tout compris, puisque nous avons pu bénéficier d’une promotion de dernière minute lors de notre réservation par téléphone. On s’offre un beau cadeau pour nos « UN AN », puisque nous arriverons le 11 Oct à Puerto Natales. Nous n’avons pas non plus vraiment de choix, les bus reliant le sud du Chili doivent passer par l’Argentine et roulent 72h ! Et puis c’est l’occasion de découvrir le sud du pays : ses fjords, sa faune, son isolement… L’embarquement a lieu en début d’après midi : Nous avons un peu de temps devant nous pour aller acheter quelques vivres. Mais avant ca, opération « chaussures ». Eh oui, ca fait plus de 10 mois qu’on piétine, qu’on escalade, qu’on randonne, qu’on crapahute, qu’on se balade, qu’on trébuche, qu’on marche, qu’on se promène… Et les semelles ne font plus qu’un demi millimètre, et encore ! Il est temps d’investir dans de la bonne chaussure north face. De retour en ville, nous passons au supermarché, en abandonnant les vieilles godasses à côté de la poubelle. Achat de vin, coca, chips, gâteaux, pain, fromage et charcuterie, on n’sait jamais !!! En sortant du magasin, quinze minutes plus tard, les chaussures ont disparu. Tant mieux, c’était fait pout, et ca n’a pas trainé ! Nous embarquons enfin et gagnons notre chambre. La plupart sont des cabines à 2 ou 4, sur le pont ou non, avec salle de bain à l’intérieure ou l’extérieure des cabines, avec hublot ou sans hublot… Nous, nous nous retrouvons dans la calle, au même niveau que les camions de marchandises et autre conteneurs, dans le dortoir du bateau, à 16, sans hublot et sans salle de bain bien évidemment… La « cabine » (couloir serait plus juste) abrite des lits superposés de chaque coté d’un passage si étroit qu’on arrive difficilement à y passer. Enfin ce n’est que pour dormir ! Premier repas insipide, nous gardons notre vin pour les prochaines soirées et allons vite nous coucher. Premier matin, pas de petit dej’, nous arrivons juste après la fermeture du self… Bah oui mais on ne nous avait pas prévenu qu’il fallait se lever aux aurores ! Nous négocions tout de même un crouton et un thé. Le reste de la journée se passe à merveille : le temps est un peu brumeux mais les fjords sont superbes. Nous apercevons même des dauphins ! Sur le pont nous faisons la connaissance de Delphine et Jérôme, un autre couple de Tourdumondiste. Nous passons la journée ensemble jusqu’à ce que le capitaine annonce que nous allons nous aventurer en mer et quittons les fjords de 17h à 5h du matin et qu’il va falloir s’accrocher car la mer est un peu agitée. Nous prenons bonne note en ricanant des premiers malades à bord. Quelques minutes après, nous ne sommes déjà plus qu’une poignée au réfectoire à essayer de diner entre les plateaux, les fauteuils et même des gens qui valsent. Helene quitte précipitamment la table gagnée elle aussi par le mal de mer et finira sur sa couchette entourée de 3 sacs plastiques. Franck relèvera le niveau ! Quant à Delphine et Jérôme, malgré la prise d’un anti vomitif ils quitteront vite le réfectoire pour se caller dans leur cabine. Soirée abominable, atroce, horrible (pour Hélène !!) A 5h du matin, le calme revient, nous ne ratons pas le petit dej’ et retrouvons nos nouveaux amis pour une journée de traversée des fjords, sous quelques goutes de pluie. Nous passons tout près d’une épave et admirons les oiseaux avec les jumelles, dans la vigie du capitaine. Dernière soirée sur le bateau, c’est le moment d’ouvrir nos bouteilles ! Delphine et Jérôme ayant fait des provisions de bieres, nous passons la soirée sur le bateau à picoler un peu en jouant au « trouduc’ ». Le lendemain nous débarquons à Puerto Natales, ville de départ vers le « W » LA fameuse randonnée de plusieurs jours entre les montagnes, les glaciers et les lacs turquoises à l’apparence laiteuse que nous nous sommes motivés à faire tous les 4. Cependant, trainant à faire nos sacs, nous perdons nos accolytes abrités à nous attendre un peu plus loin sur la gauche à la sortie du bateau. Nous allons vers la droite, pensant qu’étant sortis une demi heure après tout le monde, nous ne les retrouverions qu’en ville plus tard. Après avoir déniché une petite chambre glaciale, nous partons en ville (petite et glaciale elle aussi!!) tenter de retrouver nos amis qui doivent avoir le même programme que nous. Nous faisons quelques boutiques de locations de matériel de camping, voyons les compagnies de bus, faisons quelques courses. Nous voyons d’autres gens du Navimag et leurs demandons désespérément s’ils n’ont pas vu D et J. Nous laissons même le nom de notre hôtel pour qu’ils puissent nous retrouver si d’autres finissent par les apercevoir. Après avoir avancé dans l’organisation, nous finissons par les retrouver à leur hôtel, Valentine, du Navimag les ayant croisés après nous et nous ayant servi d’intermédiaire. Nous bouclons le « trip » et partons tous, le lendemain matin, pour camper dans le Torres del Paine à 4, quand d’autres, Valentine et sa team, auront opté pour le confort du refuge… 

- Le Parc du Torres Del Paine (du 12 au 16 Oct)

Le « W » est un treck qui peut se faire en 4 ou 5 jours. Une journée, en gros, pour chaque barre du « W ». Précisons tout de même qu’elle a plus la forme d’un « W » dont les pointes du bas seraient écrasées… Première journée : le minibus nous laisse à l’entrée Est du Parc. (la pointe droite- basse du « W »). Il est encore tôt, nous trouvons le camping et montons nos 2 tentes avant de partir tout frais vers le mirador des 3 torres. Sur la route nous remontons la « Valenteam » (Valentine et ses copains) qui s’est installée au refuge, tout proche de notre campement. Nous atteignons après 5 heures de montée et une courte pause pic-nique les fameuse Torres Del Paine : les tours, sorties du sol, à pic (Elles se trouvent sur la pointe droite-haute du « W »). Il y a de la neige, les tours sont majestueuses, le spectacle est fabuleux, le soleil est au rendez-vous. Nous prenons le temps de nous imprégner de cette image de carte postale avant de redescendre vers notre camp. Nous arriverons au coucher du soleil, après 10h, 18km et 600m de dénivelée. Nous devons préparer nos soupes et nos pates dans le noir et pensons aux réfugiés d’à coté, en grelottant. La nuit est rude, il fait extrêmement froid, nos duvets ne nous semblent pas assez chauds. Deuxième journée : les yeux bouffis nous avalons notre petit déjeuner sous les rayons du soleil qui commencent à nous réchauffer de notre abominable nuit. Nous « décampons », rempaquetons et c’est cette fois sac au dos que nous partons faire la partie basse droite de notre « W » écrasé. Nous commençons par nous perdre un peu, la première balise n’étant pas bien visible. Puis, nous retrouvons la « Valenteam » qui nous indique le chemin. Dans leur équipe, à peine la rando commencée, et la première cote mi-montée, une fille est déjà assise, dépitée. Nous en profitons pour lui demander si elle n’a pas des pansements « secondes peaux » et miracle : OUI ! Recollée et remotivée, Hélène repart.  Les kilometres se suivent et ne se ressemblent pas. Cette partie du trek longe le lac Nordenskjold sur plusieurs kilometres. Le lac est turquoise laiteux, c’est superbe. Le vent se lève un peu, ce qui nous rafraichit. La marche semble interminable, même si elle est magnifique. Nous retrouvons D et J au refuge Los Cuernos. Cela fait plus d’une heure qu’ils y sont et nous attendent. Ils repartent et prennent notre tente qu’ils nous proposent de nous monter. Notre pause est plus courte, il est déjà tard ! Si l’envie nous venait de rester camper ici, on ne peut plus, c’est eux qui ont nos tentes. Nous devons repartir, mais c’est dur, très dur. Nous avons fait 11,5km, il nous en reste moitié moins. Le campement n’est pas visible après des heures de marche, il commence à faire nuit, puis soudain, Jérôme et sa lampe frontale viennent nous accueillir à quelques centaines de mètres du camping. Ouf, enfin…Nous sommes tous très fatigués et nous endormons vite, tout habillés de nos combinaisons . Troisième jour : Cette fois il nous faut monter la barre du milieu, la redescendre ( donc repasser par le campement) puis aller jusqu’à la pointe basse gauche. Sans les sacs, donc nous partons à l’assaut de la Valle del Frances, en passant tout près du glacier del Frances. Beaucoup de cailloux, difficile à marcher, les genoux et les chevilles sont usées des 2 jours précédents. On se répète mais c’est dur, vraiment dur ! Après 4 heures de montée, il nous faut redescendre, les chevilles tiennent de moins en moins, nous arrivons au campement usés, erreintés, fatigués et…desespérés… Eh oui, il nous faut décamper, remettre les sacs sur le dos cette fois et marcher vers notre campement du soir, le Paine Grande à la pointe basse gauche. La marche est plutôt facile, car assez plate, ce qui nous repose bien que toujours interminable. Cette nuit encore, nous n’avons pas trop trop froid en dormant tout habillés de notre équipement. Quatrième jour : Pas de sac à faire, pas de sacs à porter, la dernière grosse ascenssion est pour aujourd’hui, demain sera plus calme…ahhhh… Nous grimpons donc vers le refuge Grey pour admirer le glacier Grey. A mi chemin, nous avons une vue imprenable. Juste avant d’y arriver Valentine et un copain redescendent déjà : Mais ils n’ont pas été jusqu’au bout et se sont contenté de la superbe vue sur le glacier. Bien tentés de faire de même, nous abandonnons vite l’idée : ce « W » on l’a voulu, on l’aura et on le fera pas à moitié. Nous continuons donc, sans force : un pas devant l’autre, c’est pas si compliqué, mais quand ca fait déjà des kilomètres et des kilomètres, et que ca fait déjà plusieurs jours, et que ca monte ou ca descend à vous rendre presque raide tellement les chevilles et les genoux ne suivent plus. Que vous n’avez que 2 plaquettes de chocolats pour 4 et que Jérôme à presque tout mangé ( J)… C’est dur… Vraiment dur ! Nous parvenons enfin au refuge, mais pas le temps de pique-niquer une soupe, il faut dejà repartir car on est très en retard. Une fois n’est pas coutume nous revenons tard et atteignons le camp à la nuit tombée. Heureusement les tentes sont déjà montées de la veille, il y a une petite salle ou préparer son repas, nous nous battons pour quelques carreaux de chocolat et sommes ravis de rejoindre Morphée, tout en sachant que demain, c’est la dernière ! Cinquième journée : Comme sur un nuage à l’idée de marcher pour la dernière journée, on glisse presque sur les chemins de rando. Il fait toujours beau. On est entouré de montagnes, de grandes étendues superbes, de lacs… De plus, nos vivres sont presque tous mangés ce qui allège tout de même un peu nos sacs. Le cœur léger et le bagage mince, quoi !! La randonnée est longue, mais assez plate, et le bout du tunnel n’est plus si loin. Après 24km, sans doute la randonnée la plus longue, mais pas de dénivelée, alors nous les faisons en 5-6h seulement, moitié moins que les autres jours ! Nous retrouvons la Valenteam incomplète pour le minibus du retour, deux ayant abandonné l’avant-veille. 

De retour en ville, à Puerto Natales, nous ramenons l’équipement, prenons une douche bien méritée et nous retrouvons autour d’un bon repas et d’une bonne bouteille de vin tous les 4. Tout va bien, tout va mieux, même si tout le monde en ville peut voir que nous revenons du trek, avec nos dégaines de cowboys, nous avons passé une dernière semaine excellente et exceptionnelle. Nous sommes heureux de nous reposer le lendemain et décidons de continuer l’aventure vers le Perito Moreno et le Fitz Roy à 4 : Argentine nous voilà !!

Chili sud
Album : Chili sud

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Publié dans:CHILI |on 15 novembre, 2010 |11 Commentaires »

Le nord du Chili

Nous atterrissons à Santiago du Chili le 1er octobre et nous trouvons une chambre dans le centre de la ville. Santiago abrite un tiers de la population du pays, à une centaine de kilomètres de la mer et une cinquantaine de kilomètres de la cordillère des Andes. Le premier jour nous sortons de la ville pour aller déguster quelques vins du vignoble Concha y Toro, à Pirque. C’est la maison la plus connue du Chili, particulièrement pour son Casillero del Diablo, baptisé ainsi pour faire peur aux paysans du coin qui venaient se servir discrètement dans la cave. Nous apprenons comment goûter un vin et repartons avec 2 bouteilles sous le bras. 

Le deuxième jour nous allons faire un tour du coté du quartier Bellavista, le quartier bohème de Santiago, situé au pied du cerro San Cristobal, avec ses restos et ses troquets tous plus colorés les uns que les autres et qui débordent sur les trottoirs, ou nous dégustons un bon soda bien frais en regardant passer le monde. Puis nous prenons le funiculaire pour nous rendre au sommet du cerro San Cristobal d’où la vue sur la ville (qui s’arrête d’ailleurs où commence la brume que génère la pollution) est magnifique. Nous redescendons et nous rendons à la Chascona, la résidence du poète Pablo Neruda (il possédait 2 autres maisons, l’une à Valparaiso et l’autre à Isla Negra, nous les visiterons toutes !). Neruda se voit confier très jeune des mandates consulaires en Asie et en Europe ce qui lui permet de faire le tour du monde. Rappelé au Chili il s’inscrit au parti communiste. En 1947 le président Gonzalves ordonne son arrestation, le contraignant ainsi à l’exil en Europe. Il reçoit le prix Nobel de littérature en  1971 alors qu’il est consul à Paris. Terriblement affecté par le coup d’état de 1973, il meurt dans les semaines qui suivent, on dit qu’il est mort de tristesse. Pablo Neruda a bâti toutes ses maisons de manière à ce que les pièces rappellent l’intérieur d’un navire, avec du bois, des statues de proue, des formes arrondies, il disait qu’il était un navigateur sur terre. Il était aussi collectionneur, il aimait les objets, quels qu’ils soient, il entretenait des dizaines de collections, ses amis le savaient et lui apportaient régulièrement des objets pour lui faire plaisir.  Le lendemain nous prenons un bus pour Valparaiso et nous installons dès notre arrivée au B&B Patricia. Juste le temps de poser nos bagages et nous partons visiter les hauteurs de la ville où les maisons colorées accrochées aux collines forment un amphithéâtre aux couleurs de l’arc en ciel sur le port et sur la baie. Nous tentons de prendre l’un des funiculaire qui entre autres font la renommée de la ville mais la plupart sont fermés ce jour et nous grimpons jusqu’aux Belvédères qui offrent des panoramas superbes. Les maisons, les murs et même les escaliers sont peints de toutes les couleurs, se promener sur les hauteurs de la ville se révèle l’une des meilleures promenades urbaines que nous ayons faites. Le lendemain matin un bus nous emmène dans la deuxième propriété de Pablo Neruda à Isla Negra, une superbe propriété au bord du pacifique, avec encore des tas d’objets collectionnés en exposition dans toutes les pièces, dont une collection de coquillages époustouflante. L’après midi nous revenons à Valparaiso et visitons la dernière maison de Pablo Neruda, située de manière privilégiée sur une colline et offrant depuis les 3 étages des panoramas à couper le souffle. Une bonne nuit de sommeil et nous embarquons à bord d’un bus pour Puerto Montt dans le sud du Chili. Après 15 heures de route nous changeons de bus pour la destination de Castro sur l’ile de Chiloe, à 5 heures de là. Le bus doit prendre un bac et nous observons quelques pingouins dans la baie. L’ile de Chiloe est connue pour ses palafitos, maisons colorées sur pilotis, et pour ses églises en bois datant de plusieurs centaines d’années. Nous nous promenons une après midi et une matinée dans les rues de Castro et allons d’abord du coté des palafitos, puis retour sur la place centrale où se trouve l’église, magistrale : toute la structure est en bois, c’est surprenant de beauté . 

Retour à Puerto Montt le 7 octobre, juste le temps d’acheter de nouvelles chaussures de marches pour Hélène avant d’embarquer le lendemain sur le Navimag pour 4 jours dans les fjords.

Le nord du Chili
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Publié dans:CHILI |on 12 novembre, 2010 |6 Commentaires »

L’Ile de Pâques

Nous quittons notre archipel paradisiaque pour une autre île du pacifique : l’île de Pâques. Comme de plus en plus de touristes nous sommes attirés par les mystères que recèle l’île. Isolée de toute part (de 4100 km de Tahiti et 3700 du chili) l’origine de son peuple est encore incertaine. L’hypothèse la plus probable est que ce sont des polynésiens et non des sud américains qui se sont aventurés sur des embarcations de fortunes pour découvrir les contrées lointaines de l’est.
Isolés de toute influence, l’île et ses habitants ont développé un mode de vie et un système de croyances à part. On ne sait toujours pas exactement ce que représentent les « Moais », ces grandes statues connues dans le monde entier, pourquoi elles étaient tournées vers l’intérieur de l’île (à l’exception du site d’Ahu Akivi, seul Ahu tourné vers la mer), ni pourquoi du jour au lendemain les travailleurs de la carrière de moais ont laissé les statues inachevées, à divers états d’avancement… Plein de mystères qui rendent l’île magique.
Nous arrivons dans notre camping, face à la mer, un endroit plutôt sympa. La journée précédente à été fatigante, la nuit courte, nous décidons de ne pas nous brusquer, nous installons dans notre tente et faisons quelques courses.
Le lendemain nous nous dirigeons à pied vers le sud de l’île. Il y a là les ruines du village d’Orongo qui servait, lors de la cérémonie de l’homme oiseau, de refuge aux participants et aux familles. Une fois par an, plusieurs compétiteurs, représentant les différentes tribus, s’affrontaient dans une sorte d’épreuve sportive au péril de leur vie. Ils devaient descendre la falaise, nager jusqu’à l’îlot voisin de Motu Nui, y attendre le premier oeuf pondu d’une frégate et faire le chemin en sens inverse en essayant de ne pas tomber lors de la remontée des 300 mètres de la falaise. On suppose que cette cérémonie de l’homme oiseau s’est mise en place après le temps des « moais ». On ne sait pourquoi mais c’est tout un système qui a été abandonné du jour au lendemain et le flou des diverses hypothèses règne toujours sur le mystère. Sur le chemin qui nous mène au village, 2 bergers allemands décident de nous suivre, entreront dans le village avec nous et nous veilleront du matin jusqu’à notre retour au camping le soir. Près du village se trouve le sublime cratère du volcan Rano Kau. Au fond des dizaines de lacs recouverts de joncs forment un incroyable patchwork qui selon l’heure et la luminosité prennent des teintes  de bleu intense, de vert d’eau ou de gris… Le spectacle est superbe. Nous rentrons au camping en passant par notre premier site moais, le Ahu Vinapu mais les statues ici sont encore dans l’état ou on les a trouvées, renversées sur le nez pour la plupart, comme d’ailleurs dans la majorité des sites qui n’ont pas été restaurés.
Nous nous mettons d’accord avec un autre couple de français en tour du monde, Gaëtan et Amélie, pour louer un 4*4 le jour suivant et explorer les plus beaux sites de l’île.

Nous fonçons donc le lendemain tout au nord et commençons avec la plage d’Anakena où se trouvent l’Ahu Nau Nau et l’Ahu Ature Huki. Site superbe, sur l’une des 2 plages de l’île (avec quelques cocotiers importés de Polynésie !). C’est l’un des seuls sites où les moais portent encore leur chapeau, taillés quant à eux dans la carrière de Puna Pau. Un petit tour sur l’autre plage toute proche d’Ovahe. Nous sommes entourés de chevaux sauvages, qui ne sont pas intéressés par une main remplie d’herbe tendue vers eux. L’homme qui donnait à manger aux chevaux n’a pas vraiment de succès, la prochaine fois, il essaiera de leurs murmurer à l’oreille. Nous continuons notre tour en passant par le superbe site d’Ahu Tongariki ou 15 statues nous font face, au devant de l’océan. Juste à côté se trouve la carrière où l’on taillait les moais, dans la pierre du volcan Ranu Raraku. Ici tout a été laissé à l’abandon. Des dizaines et des dizaines de moais nous observent dressés à même la parroie du volcan et autant à l’intérieur du cratère. (pas clair ? Regardez les photos ! :) ) D’autres en sont encore à l’état d’ébauche : le travail n’a pas été terminé et ils sont encore allongés, inachevés. Pourquoi ? Pourquoi d’autres ont-ils été abandonné là et nous observent ? Pourquoi n’ont-ils pas été transporté vers les Ahu où ils étaient destinés ? Pourquoi tout s’est-il arrêté brusquement ? Mystère !… Nous achevons notre tournée par le site d’ Ahu Akivi, seul Ahu où les moais regardent vers l’exterieur de l’île ( Pourquoi ?) et par la carrière des chapeaux de Puna Pau taillés dans un autre cratère dont la roche est quant à elle de couleur rouge. La carrière est bien moins impressionnante que celle des Moais, mais la lumière au coucher du soleil nous plonge dans une atmosphère étrange d’autant que nous sommes les seuls sur le site !

Le lendemain, nous amortissons la location de notre voiture en retournant sur le « site des 15″, c’est à dire celui d’Ahu Tongariki pour assister au lever du soleil. Malheureusement un ciel un peu gris et des nuages rendent le spectacle sans intérêt. Nous ne retournons pas nous coucher pour autant (et pourtant !) et nous dirigeons vers le petit musée de la ville…fermé…Décidément c’est pas notre jour de chance, puis la pluie se met à tomber. Nous rendons la voiture et préparons notre décampement pour le lendemain matin, où l’avion nous mènera jusqu’à Santigo ! Nous sommes le 1er octobre. (On est en retard, prochain article très très vite).

Ces 4 jours ont été une transition parfaite entre la farniente sur nos îles paradisiaques et la culture sud américaine.


Ile de Paques
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Publié dans:CHILI |on 2 novembre, 2010 |14 Commentaires »

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