Archive pour juin, 2010

Bali

Le retour depuis Gili Trawangan est long : bateau, bus, ferry et enfin taxi qui nous mène à Ubud ! C’est la ville où se concentre tout l’artisanat de Bali. Et c’est un endroit où on se sent bien : la rue principale, dans laquelle nous trouvons notre guesthouse, est bordée de restos tous aussi attrayants les uns que les autres et de petits magasins d’art et d’artisanat dans lesquels on a envie de faire chauffer le chéquier… ça tombe mal on n’en a pas ! Alors on commence par la Monkey Forest, où les babouins vivent en liberté, et nous y passons plus d’une heure, à regarder les petits jouer, les grands se battre, et les quelques rusés qui nous sautent dessus pour essayer d’ouvrir nos sacs au cas où nous serions en possession de substances comestibles ! Au moment où nous partons un homme se fait voler son paquet de curly et là c’est la révolte ! Des dizaines de babouins accourent de tous côtes mais le chapardeur ne se laisse pas faire et les gourmands sont chassés sans ménagement.  Le lendemain nous louons une moto et nous partons pour Batur : sur la route nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer les rizières en terrasses, certaines remplissent des vallées entières et sont de toute beauté. Notre moto souffre un peu pour monter jusqu’au point de vue de Lac Batur et de son volcan, mais nous y parvenons et nous payons un bon buffet devant un panorama à couper le souffle. Puis nous descendons au bord du lac et traversons des villages isolés où les gens nous dévisagent, et nous proposent de nous guider au cimetière car ici, l’hindouisme n’est pas de mise, les morts sont laissés à l’air libre jusqu’à que la nature les ait fait disparaitre… Nous refusons et nous en retournons à Ubud en traversant quelques averses. Le jour suivant nous mettons le cap sur Besakit, ou le trouve le plus grand temple de Bali… joli mais sans plus pour nous. Alors nous avons le temps de faire une grande boucle qui longera la côte Est en passant pas Amed et ses plages de sable noir. Nous nous arrêtons sur l’une d’entre elles et tombons par hasard sur une foule masculine de balinais en délire, levant le bras autour de coqs prêts à combattre. Les coqs sont préparés et des lames sont ficelées à leurs pattes, avant que leurs propriétaires ne les excitent pour qu’ils soient les plus vaillants possibles… Mais le combat n’est que de courte durée, en quelques secondes des plumes volent et moins d’une minutes plus tard un coq est a terre. C’est rapide et sans pitié, et un bon défouloir pour les hommes après leur journée de travail. 

Les jours suivants nous prenons notre temps dans la ville d’Ubud, profitons du marché pour acheter quelques souvenirs que nous envoyons en France, même si le coût du transport est plus élevé que celui des marchandises envoyées ! Nous profitons aussi des bons restos, et de la douceur de vivre.

Bali
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Publié dans:INDONESIE |on 22 juin, 2010 |13 Commentaires »

Gili Trawangan

Pendant que d’autres passent la soirée avec Christine Bravo, Laurent Ruquier et Titoff à l’ABRI COTIER (sans même mentionner à Laurent qu’il était notre réconfort du samedi soir de la Thailande au Laos !), nous quittons Java et ses volcans après notre ascension du Kawah Ijen. Avec nous, toujours notre couple de quebequois, Julie et Julien, et Pierre, un français rencontré quelques jours plus tôt à Jodja et qui nous a suivi sur toute l’excursion des volcans. Nous avons tous les 5 notre ticket pour Bali en poche. Donc après notre matinée perchés sur notre volcan, notre mini van prend la direction de l’est de Java ou se trouve le port d’embarquement pour Bali. Nous montons alors dans un bus bondé qui nous rappelle le Cambodge mais en plus enfumé de l’odeur nauséabonde des cigarettes indonésiennes à laquelle on ne se fera jamais, les célèbres Gudang Garam ! Le ferry accueille le bus dont nous descendons pour profiter de la vue lors de notre courte traversée. Puis débarqués sur Bali nous remontons dans notre horrible bus (3 sièges sur la rangée de droite, 2 sur celle de gauche, dans un bus aussi long et large que nos cars traditionnels… Ou l’art d’entasser le maximum de personnes dans le minimum d’espace). Nous voilà donc partis pour Denpasar, et malgré la conduite plus que sportive de notre chauffeur nous profitons au maximum du spectacle qui s’offre à nous : un paysage grandiose, verdoyant et luxuriant, parsemé de rizières en terrasses !  A l’arrivée à Denpasar nous avons tous pris la décision de rester dans le coin, car trop fatigués pour nous diriger vers l’Est, vers Lombok. Nous partons donc tous les 5 à Sanur, tout proche de Denpasar et nous resterons dans le même hôtel que nos amis quebequois pendant 2 nuits afin de nous reposer de nos dernieres esca-p/l-ades ! Petite ville tranquille mais nous n’avons même pas pris le temps de voir la mer ! C’est là que nous quittons Pierre, et nous partons tous les 4 à PadangBai où nous restons une nuit et profitons d’une jolie crique avant la pluie. Le lendemain enfin le départ pour Lombok pour nous  deux. Nous quittons nos quebequois avec tristesse et prenons un ferry-escargot qui mettra 5 heures pour faire quelques kilomètres. Ensuite un mini van nous emmène au port ou nous embarquons pour notre île paradisiaque Gili Trawangan après maintes hésitations. Il y a en effet 3 petites îles au nord ouest de Lombok et notre choix se porte finalement sur la plus grande (un bien grand mot puisqu’elle ne fait qu’un kilomètre de long sur 500 mètres de large !) offrant de plus grandes opportunités en termes de baignade, snorkeling et plongée. Notre bungalow, que nous garderons toute la semaine, se trouve au nord de l’île, loin des quelques bars animés du sud, et à quelques mètres de la plage et de l’eau turquoise qui nous fait de l’œil. Et à quelques mètres du bord seulement, équipés de masques et tubas, nous découvrons des coraux remplis de poissons colorés, et, encore plus extraordinaire, de tortues à bec venant se nourrir là pour le plus grand bonheur des quelques baigneurs curieux. Finalement au détour du seul chemin de l’île nous retrouvons Julie et Julien avec qui nous partagerons quelques bons « soupers », barbecues de poisson frais, quelques peu « dispendieux » mais délicieux (au passage encore félicitations à Julien qui a obtenu son open water durant le séjour). Nous faisons deux plongées et nous apercevons 6 tortues, 3 requins, un serpent de mer remontant vers la surface à quelques centimètres de nous, un poisson feuille blanc superbe,  un poisson coffre et une murène énormes et de fabuleuses seiches ! Nous faisons notre première « deep dive » en plongeant à 26,1 m ! Et dans un très fort courant, ce qui est finalement plutôt marrant. C’est là qu’Hélène se retrouve nez à nez avec un requin énooooorme !! Mais avec sang froid elle ne détourne pas le regard et le requin déstabilisé passe sa route sans mot dire. Nous voilà déjà le 11 juin, nous décidons de nous en retourner à Bali pour pouvoir avoir quelques jours de visite ! Nous ne verrons donc de Lombok que Gili Trawangan, mais sans regret aucun… Bali, nous voilà ! 

Gili Trawangan
Album : Gili Trawangan

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Publié dans:INDONESIE |on 15 juin, 2010 |12 Commentaires »

Java

Notre premier jour à Yogyakarta se résume à… ronfler ! Le soir du 25 mai nous émergeons tout de même et faisons un tour sur Marliboro Road où l’activité de la ville se concentre. Sur un kilomètre de long, allant de la gare, au nord, jusqu’ au Kraton (le palais) au sud, se succèdent des boutiques d’artisanat local et autres stands de marché pour le plus grand plaisir des touristes qui s’y bousculent la nuit tombée.  Le lendemain nous restons à l’abri, la pluie tombe fort et refroidi un peu l’atmosphère, une journée de plus de glandouille… Après nos dernières aventures, il fait bon se (re)poser ! Heureusement,  grand soleil le matin suivant : Nous marchons jusqu’à la fabrique de cigares qui se trouve à 3 kilomètres de notre hôtel. Nous assistons durant la visite à chaque étape de la confection des cigares, depuis la préparation des feuilles à l’état brut (celles-ci sont récoltées à l’est de Java) à l’emballage final. Certaines qualités seront vendues sur le marché local, d’autres sont réservées à l’export : les cigarillos pour les indonésiens et les barreaux de chaises pour les américains.  L’après midi nous allons faire un tour au Kraton, mais n’y trouvons que peu d’intérêt. La majeure partie du palais est fermée au public, puisque le roi et sa famille y vivent toujours. Fatalement après les palais de Maharajas du  Rajasthan… Après cette mini visite, nous montons dans un becak (vélo pouss pouss) qui nous emmène à une fabrique de batiks, ceci étant la spécialité de la ville. Les batiks sont des couches successives de peintures dont les couches précédentes sont cachées par de la cire pour pouvoir enduire une nouvelle couche sans entacher la précédente.  Nous observons une artiste qui dessine et nous explique tout le processus. Le lendemain nous louons une moto et partons pour une grande virée au cours de laquelle nous allons visiter Prambanan et Boroboudour. Le premier, le plus grand édifice hindouiste d’Indonésie, a été édifié aux IXe et Xe siècles. Il a subit pas mal de dommage durant le séisme de 1996, mais les réparations entreprises lui on rendu son imposante stature. Les tours sculptées abritent des statues des divinités hindous Brama, Vishnou et Shiva arborant des murs sculptés s’apparentant un peu aux temples de Khajuraho, sans le côté Kama Sutra. Après une visite guidée par 2 étudiantes indonésiennes effectuant leur « stage » dans le temple, nous remontons sur notre selle pour tenter de rejoindre le volcan Merapi, en vain. Aucune route ne semble y mener depuis le sud. Alors nous décidons de foncer directement au temple de Boroboudour, le plus grand temple bouddhiste au monde !!! De plus, nous sommes le jour du Waicak, une fête importante sur le calendrier bouddhiste, et une procession doit y avoir lieu dans l’après midi. Le temple est somptueux vue d’en bas, et tant mieux puisque la montée au sommet de l’édifice est fermée au public en ce jour de fête ; des dizaines de moines bouddhistes sont rassemblés sur la base du monument pour prier, et la foule s’est attroupée devant le spectacle. Nous ferons quelques fois le tour des 4 côtés, Hélène tente de monter sur le premier étage en douce mais se fait vite rattraper par la sécurité. A la sortie nous ne trouvons plus la moto, où plus précisément l’endroit où nous l’avons garée ! Et la pluie commence à tomber ! Nous ne cédons pas à la panique (enfin presque) et retrouvons finalement le véhicule relativement rapidement. Nous filons à un spectacle de marionnettes indonésienne pour notre dernier soir à Yogyakarta. Le jour suivant nous partons tôt pour nous rendre dans la ville de Cemoro Lawang, à 11 heures de route (notre van crève un pneu à mi chemin ce qui rajoute une bonne demi heure au total) Ce sera notre point de départ pour l’ascension du volcan Bromo. Lever à 3h15 pour se rendre au point de vue qui nous permettra d’assister à un lever de soleil plein de suspense (la brume ayant été longue à se lever). Mais finalement le paysage qui s’offre à nous est magique : au fur et à mesure que le ciel s’éclaircit le volcan Semuru apparait et au premier plan, dans la vallée, le volcan Bromo et son nuage de fumée épaisse, crachée par un cratère gris qui contraste avec la végétation luxuriante alentours. Ensuite nous descendons dans la caldeira pour monter sur le cratère du Bromo, d’où le point de vue vaut bien la petite grimpette.  Nous partons le matin même pour Sempol, située au pied du volcan Kawa Ijen, que nous allons gravir le lendemain matin. Dans le van nous rencontrons Julie et Julien, qui viennent du Québec, et qui en sont aussi à leur cinquième mois de voyage. Levés à 3h30, nous montons dans le van qui nous dépose au départ du trek. Nous croisons tout au long du chemin des travailleurs descendant du volcan chargés de leur panier double remplis de blocs de souffre !  Nous atteignons leur camp de base où le souffre est pesé et les travailleurs payés. Après une heure trente de montée intense nous voilà sur le bord du cratère de ce volcan extraordinaire. Au premier coup d’œil c’est le lac d’acide bleu turquoise au fond du cratère qui parait presque irréel. Puis les gaz soufrés s’échappant du fond, couvrant une partie du lac au gré des humeurs du vent. Et puis en s’approchant encore, on aperçoit ces dizaines d’hommes chargés de leur gagne pain, 90 kilos chacun en équilibre sur l’épaule, qui gravissent pas à pas, presque au ralenti, la paroi du cratère, sortant des fumées toxiques avec pour seule protection un foulard sur le nez pour certain, ou rien du tout pour la plupart. Le soufre jailli à l’état liquide à 120 degrés puis refroidi. Les collecteurs de cet or fumant font 2 voyages par jour (soit 15 km), et vu la pénibilité du travail ne le font qu’un jour sur 2. En les voyant faire on a envie de se faire tout petit tellement leurs efforts pour quelques roupies paraissent surhumains. Au retour nous remontons dans le van pour quitter Java le 31 mai, direction Bali. 

Java
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Publié dans:INDONESIE |on 11 juin, 2010 |6 Commentaires »

Le transit et la galère…

Nous avons quitté Varanasi en rickshaw à 9h pour nous rendre à la gare.  Départ 10h20, le 21 mai, arrivée prévue à 12h30, le LENDEMAIN, le 22 ! 

Décollage prévu de Mumbai pour l’Indonésie le 23 à 10h… Une journée sans fin nous attend, car par ailleurs, nous comptons nous rendre à l’aéroport directement ! Nous y passeront la nuit, en espérant que le train ne musarde pas trop sur la route ! Bref, 26 heures de train nous attendent donc mais cette fois en classe « sleeper », celle que nous utilisions au début avant de nous rendre compte lors de nos 2 derniers trajets qu’on pouvait se permettre la classe 3A, qui en plus de banquettes plus confortables, de draps, d’oreillers et de couvertures (peu utiles, il faut bien l’avouer !) possède de l’or : la clim’… 

Il faut préciser la difficulté d’obtention du précieux sésame : fin mai est la période des exams et tous se préparent à de grands voyages : les trains sont pris d’assaut depuis longtemps et il ne nous restait plus que l’option « tatkal », notre dernière carte à jouer, car aucune place n’était disponible ! Cette option consiste en un petit nombre de places conservées et mises en vente 2 jours avant le départ seulement, moyennant un supplément. Les premiers arrivés étant les premiers servis, nous étions à minuit sur le net, puis à 5h, car l’ouverture ne se faisait en fait qu’à 5h, puis à 8h car finalement c’est 8h, va comprendre ?… Franck persiste et signe et obtient notre sortie de secours, nous ne serons pas coincés en Inde pour le restant de nos vies : OUF ! Indonésie nous voilà ! Youpi ! Mais avant ça, il nous faudra supporter, endurer l’horreur : la chaleur pendant 26h !! … 

Sauf qu’au lieu de 26h, et au lieu d’arriver à 12h30 comme prévu, nous arrivons à 22h30, soit un voyage en enfer de 36 heures ! 

Il ne nous reste plus qu’à filer à l’aéroport ou des sièges peu confortables vont nous permettre de dormir quelques heures avant l’enregistrement, et notre décollage à 10h du matin. Dans l’avion, et seulement pour nous remonter le moral, nous choisissons du vin avec notre repas, le premier verre depuis le Vietnam quelques mois auparavant ! Nous arrivons à Singapour quelques heures plus tard. Dès notre arrivée nous faisons tous les guichets afin de trouver des billets pour partir directement en Indonésie. La liaison n’étant pas possible avec notre billet tour du monde, nous n’avions pu réserver que pour Singapour !…Mais il n’y a que des places pour le lendemain matin ou soir. Ne voulant pas dormir de nouveau à l’aéroport, nous bookons pour le lendemain soir et nous voilà partis pour une nuit et une journée entière dans Singapour. Nous sommes le 23 au soir, partis de Varanasi le 21 matin… Nous attendons un lit avec grande impatience ! Malgré quelques difficultés, nous trouvons enfin un hôtel, et nous écroulons, non sans avoir mis à jour le blog d’un de nos derniers articles sur l’Inde (Eh oui, l’avantage des 36h de train c’est d’avoir rattrapé notre retard en termes d’écriture des articles. Maintenant il faut trouver des connexions). Le lendemain, découverte de la ville à pied. C’est propre et ça sent bon, mais c’est cher ! A tous les niveaux, sacré contraste d’avec l’Inde ! Des buildings immenses partout, des escalators, des trottoirs sans vaches… Et des burgers Kings ! Eh oui 2 mois de vaches sacrées = un double wooper beef burger with cheese et bacon s’il vous plait… Bah oui ! Faut c’qui faut ! 

Puis c’est reparti pour l’aéroport… Notre vol pour Jakarta est à 21h mais nous ne voulons pas y rester, donc nous retournons voir nos copines aux guichets et bookons dans la foulée de notre vol un Jakarta-Jogjakarta à 6h du matin… le 25. Et une nouvelle nuit à l’aéroport, une ! Finalement, c’est même dehors que nous dormirons : nous prenons un taxi pour aller du terminal 1 au terminal 3 d’où notre prochain avion décolle. Et là, le terminal est fermé pendant la nuit, et n’ouvre qu’à 4h… Soit dans 5h ! Bon nous ne sommes plus à une galère près et restons sagement sur des bancs, en dehors du bâtiment, sous une sorte d’appentis… Nous sommes vite rejoints par d’autres… Heureusement, nous pouvons nous rendre aux toilettes, mais sans nos sacs ! Nous dormirons 2 h avant de nous envoler pour notre destination finale… Le 25 mai à 7h du mat nous débarquons à Jogjakarta après 4 jours de transit et de galère ! 

Transit, galère et Singapour
Album : Transit, galère et Singapour

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Publié dans:INDE |on 4 juin, 2010 |9 Commentaires »

Varanasi, c’est fini!

Nous arrivons à Varanasi (ou Bénarès) après une bonne nuit en train en classe 3A, que nous utilisons avec plaisir pour la 2ème fois. De nouveau plusieurs heures de retard, mais ce n’est pas si grave, la classe 3A a la clim’ !! Nous nous promenons dans les petites ruelles et sur les ghâts avec Carole et Stéphane où nous assistons à 19h30 à la cérémonie du Puja. Elle réunit des brahmanes, qui effectuent une sorte de rituel, avec du feu ainsi que divers objets sacrés, avant que la foule ne jette à l’eau de petites flammes qui s’en vont portées par le Gange. 

Nous allons également jusqu’au ghât réservé aux crémations où les familles apportent le corps de leur mort, lavé, préparé, afin d’être brûle sur les bûchers au bord du fleuve sacré. Seuls les lépreux, les femmes enceintes, les sâdhus, les enfants et… les vaches ! (Ils sont jetés directement dans le Gange, attachés à une pierre !). Jour et nuit les hommes travaillent le bois, le coupent, le portent et font les bûchers. Le feu sacré y brûle depuis plus de 3000 ans sans interruption, et bien sûr il s’y dégage une odeur… violente, qui nous poursuit dans toute la ville. Les cadavres se suivent, transportés par les hommes de leur famille, au travers des ruelles de la ville. Trois cents cadavres y sont brûlés chaque jour et chacun nécessite trois cent cinquante kilos de bois. Autant dire que l’atmosphère n’est pas très gaie. Le lendemain soir, nous disons au revoir à nos amis, un peu tristes de se quitter après ces quelques jours agréables passés ensemble. Ils habitent près de Lyon, nous les reverrons avec grand plaisir ! 

Quant à nous, nous traînons en tout 6 nuits à l’hôtel, tapis dans l’ombre et dans la fraîcheur qu’on trouve difficilement. Nous n’avons pas la clim’. Nous faisons encore un peu de shopping dans les ruelles étroites et relativement fraîches. Un soir, nous nous perdons même… Un peu d’angoisse, nous n’avons, ô malheur, pas notre guide-bible sur nous, c’est un peu la panique. C’est tout de même l’occasion de tomber sur le spectacle d’un troubadour et de ses deux singes qui dansent, jouent, font de la musique. Les enfants qui forment un cercle autour de lui rient à chaque acrobatie des animaux. Heureusement, nous finissons par retomber sur notre hôtel après une heure de détours dans les ruelles-labyrinthes !  Franck prend deux leçons de Tabla, set de percussions indiennes. Nous quittons Varanasi en rickshaw à 9h pour nous rendre à la gare. 

Un long trajet nous attend…26 h de train !

Varanasi
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Publié dans:INDE |on 1 juin, 2010 |9 Commentaires »

2 Porret au Brésil |
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